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REGISTRES DE L'HARMONIUM

che; des numéros, placés sur les boutons, permettent de saisir de suite la corrélation entre les demi-jeux; la scission a lieu, généralement, entre le mi et le fa du médium :

Voici la composition ordinaire d'un harmonium à 4 jeux, ce qui est considéré comme l'instrument-type ;

(S) (0) (4) (3) (2) (1) (G) (E) (1) (2) (3) (4) (0) (T) • • cj es o » • ss

Les numéros (1) et (4) produisent le son écrit.

Les numéros (2) le transportent à l'octave grave.

Les numéros (3), à l'octave aiguë.

Il y a en général peu de rapport entre ces jeux et l'instrument d'orchestre qu'ils sont censés représenter. On remarquera, aux extrémités, des registres que nous n'avons pas encore expliqués; à gauche, la sourdine (Sj, qui est un numéro (1) (grave) adouci; à droite, le tremblant (T), dont j'aime mieux ne pas parler, et dont les gens de goût feront bien de ne pas se servir; des deux côtés, les (0), qui augmentent la force des jeux (3) et (4), par un système de jalousies analogue à la boîte expressive de l'orgue; au centre, le grand jeu (G), qui ouvre tous les jeux à la fois, et l'expression (E), qui permet d'augmenter ou diminuer l'intensité par la pression des pieds sur la soufflerie, et auquel l'instrument doit son nom d'orgue expressif. Dans l'harmonium à percussion, le jeu (1) est renforcé par une série de marteaux qui viennent frapper sur Tanche au moment où la touche s'abaisse, ce qui produit une émission plus rapide, une plus grande volubilité.

Un perfectionnement de la plus grande importance,

c'est la double expression, inventée par Mustel en 1854, qui permet, au moyen de deux genouillères, de faire varier les nuances d'intensité d'une façon indépendante dans chacune des deux moitiés du clavier.

Il existe des harmoniums rudimentaires à 1 jeu; on en construit aussi qui ont 12, 15 jeux ou plus, à plusieurs claviers aussi, et même avec pédalier, dont la puissance s'accroît en conséquence; mais tous procèdent du même principe.

MÉTHODES d'harmonium i ReJiaud de Vilbac, Lefébure-Wéli/y Clé^ ment Loret.

Le grand orgue et l'harmonium sont, parmi les instruments à vent, les seuls autonomes; grâce à leur étendue et à leur réservoir d'air, ils forment à eux seuls un tout complet, comme, dans d'autres familles, le piano et la harpe.

Voyons maintenant les instruments à souffle humain.

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