TROMPETTE A PISTONS
sont que d'une justesse approximative, et que de plus ils ne peuvent être corrigés par Tobturation partielle du pavillon. Il est donc prudent de s'en abstenir. Pourtant, des maîtres très classiques ont souvent employé ce fa JJ faux en guise de fa naturel, se fiant, sans doute, à Thabileté des exécutants pour en dissimuler l'imperfection.
Très agile, la trompette se prête admirablement aux dessins rapides, aux arpèges, surtout aux notes répétées. En dehors des fanfares éclatantes, des appels stridents, elle est apte à produire dans la nuance p ou pp, des effets soit fantastiques, soit d'une extrême douceur.
Méthode : Dauverné,
Trompette A pistons ou trompette ebromatiqae.
La trompette à pistons est à la trompette ordinaire comme le cor chromatique est' au cor simple; la trans-
Fig. 60. — TROMPETTE A PISTONS.
Longueur Ob,S7.
formation est la même. On lui adapte les mêmes tons de rechange qu'à la trompette simple, et elle embrasse
l'étendue écrite de
chromatiquement ,
bien entendu.
On l'écrit comme la trompette ordinaire du même ton.
140 LE MATÉRIEL SOIfORE
Comme pour le cor, l'adjonction des pUlons semble avoir légèrement modifie le timbre de l'instrument ; il est moins éclatant, un peu plus empâté; mais ces défauts, peu accusés du reste, et auxquels il serait peut-être aisé de remédier, sont largement compensés par la facilité et la sûreté de l'exécution, et encore plus par la richesse et l'étendue de l'échelle.
MÉTHODES : Daupcrné, Gullbaul, G. Paré!.
cornet ii pî»lon».
L'instrument qui demande le moins d'étude, mais aussi
le plus vulgaire; son tube très court ne lui permet
d'émettre que les harmoniques graves, de 2 à 8 au plus, et son timbre manque totalement de noblesse et de distinction. 11 a pour lui une étonnante facilité d'émission, il triomphe dans l'exécution des notes répétées, des trilles, des traits rapides de toute forme, même chromatique, et il chante aisément toute espèce de mélodie, en lui transmettant son caractère commun et trivial; à l'occasion, il prétend imiter le cor et la trompette, instru-
TROMBONE ments héroïques; mais celte imitation res semble souvent à une charge; c'est le gamin de Paris de l'orchestre ' , et il est mieux à sa place dans les orchestres de bals publics ou de café-concert qu'à l'Opéra ou dans les grands concerts syrophoniques, d'où il serait heureux de le voir disparaître. Le cornet à pistons en si {>, le plus répandu, a pour étendue réelle, chromatîquement, l'intervalle de
qui s'écrit naturellement un ton plus haut, comme l'indiquent les petites notes entre parenthèses.
On en fait aussi dans d'autres tons, surtout en la, maïs le cornet en si [i est l'instrument type, le grand soliste des fanfares populaires et de la musique militaire.
MÉTHODES : Forestier, Arban, Gérin, Guilbaut (élémentaire).
11 y a trois variétés de trombones à coulisse : le trombone-alto, le trombone-ténor, et le trombone-basse, qui s'écrivent chacun dans la clef propre à la voix dont ils portent le nom (m 3", ut 4*, fa 4"). Les trombones dilTèrent donc des autres instruments
1 . On verra, au chapitre Orcheilralion, quelques bons emplois du cornet à pistoni, par ton associa-
de cuivre à embouchure en ce qu'ils ne sont pas transpositeurs, mais font entendre le son réel tel qu'il est noté. Voici retendue de chacun d'eux, chromatiquement .•
Alto:
Ténor: -j^-^/ ^^
Basse- J' / J^ ^ — tt
avec sa traduction dans les clefs du piano, et voici maintenant le principe de construction qui permet d'obtenir cette étendue considérable (je prends comme type le trombone-ténor; les autres fonctionnent de la même façon, l'un à la quarte supérieure, l'autre à la quarte inférieure) : La coulisse étant entièrement fermée, c'est-à-dire le tube réduit à sa plus courte dimension, l'instrument produit, en modifiant, comme on le fait sur le cor, le souffle
et la pression des lèvres, les harmoniques de 'J^
depuis 2 jusqu'à 8, soit : ^)\ç^ ° A .r^^r^
c'est ce qu*on appelle la première position.
En allongeant un peu la coulisse, ce qui augmente la longueur du tube, on est à la deuxième position; la fon-
damentale devient : ^X et les harmoniques sont :