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ORIGINES DU VIOLON

mèche de crins arrêtée par un noeud; à l'autre extrémité de la baguette, à la pointe, est pratiquée une simple fente, dans laquelle vient se fis aussi par un nœud, l'au bout de la mèche; la '.

guette se trouve ainsi coi bée en arc , d'où son n d'archet, petit arc.

Quoique perfectionné t bord en Arabie, cet oi reste assez grossier jusqu xi[* siècle, où, après av été arqué, il devient prest droit; puis enfin il se es bre, se creuse et acquier forme que nous lui conns sons aujourd'hui, qui e:

peu près l'opposé de sa I me première.

Les principaux artis qui ont contribué à cette rieuse transformation so Corelli{Tiéversi6b3],Vivi (né vers 1700), Tartini (né en 1692} et enfin Tourte , un Français celni-là (né en 1747, ^n mort en 1835], auquel ^

il appartenait de por- ^'**'*'~ ''*''*Bi„"ât'o.°" '^'°'^*"' ""'"""■ ter l'archet à sa plus

haute perfection. 11 en a fixé la longueur définitive (0™,75 pour le violon, 0=',74 pour l'alto, 0°',72 pour le violoncelle) ; il a constaté que le meilleur bois pour sa fabrication était le bois de Fernambouc, jusqu'alors employé uniquement pour la teinture; il a déterminé la courbure

précise qui lui donne ses qualités admirables de légèreté, d'équilibre, de souplesse et d'énergie; enfin, il a imaginé le moyen de rendre la mèche plate, au moyen d'une virole métallique, ce qui augmente considérablement le volume du son et les qualités expressives de l'instrument.

D'autres veulent faire dériver le violon du crouth breton ou crwth, en passant par la rote et la lyra; mais comme rien ne prouve que le crouth ne dérive pas luimême du ravanastron indien, cette opinion ne modifie en rien ce que nous avons exposé sur l'origine de l'instrument-roi ; son germe indien a pu être transporté et se développer simultanément dans diverses civilisations, mais il reste incontestable que c'est en Italie qu'il a atteint son épanouissement définitif, et cela au xvi® siècle, époque à partir de laquelle il n'y a plus rien été ajouté ou changé.

MÉTHODES : Baillot (VArt du violon) ^ Baillot, Rode et Kreutzer ^ MazaSf Jean Comte, Bériot, Alardf Danbe', etc.

Alto ou qainte.

On peut à volonté considérer Valto comme un grand violon accordé une quinte plus bas, ou comme un petit violoncelle accordé une octave plus haut, ce qui explique à la fois ses deux noms; c'est la quinte inférieure du violon, ou V octave haute (alto) du violoncelle :

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L'extension que nous avons donnée intentionnellement à la description du violon nous dispensera d'entrer dans des détails aussi minutieux en décrivant les autres instruments de la même famille.

Cet instrument, construit sur un modèle analogue à celui du violon, se joue de la même manière, quoique nécessitant, par ses dimensions, un peu plus d'écartement

des doigts de la main gauche; tout violoniste adroit peut en quelques semâmes en acquérir la pratique superficielle; mais un vrai virtuose altiste àoil en faire une étude •spéciale et prolongée. En se reportant à l'article violon, et en lisant les exemples une quinte plus bas, on sera renseigné sur tout ce qui lui est possible ou impossible.

Mais une dillérence importante à noter, c'est le caractère du timbre : autant le violon est mordant, incisif, dominateur, et autant l'alto est bumble, terne, triste et morose; aussi l'orchestration en tire-t-elle parti, en dehors des emplois comme remplissage, pour l'expression des sentiments de mélancolie, de résignation , qu'il traduit avec une puissance communicative incomparable, depuis la morne rêverie jusqu'à l'émotion angoissée et pathétique.

Bien que l'alto s'écrive nor- eo— alto '

malement en clef d'ut 3', on aaaiBur om es Longneor o» ?»

emploie quelquefois pour les

. sons les plus aigus la clef du violon; l'étendue totale de cet instrument, employé dans l'orchestre, doit être ainsi

limitée: yj^ ■ /j^- ,bien qu'à vrai dire, entre desmains

-S habiles, il puisse monter beaucoup plus haut.

En raison de ses fonctions dans l'orchestre, qui occupent le centre de l'harmonie , l'emploi des doubles et tri-

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pies cordes est très fréquent dans les formules d'acci

pagne ment.

(11 n'existe pas de méthode spéciale pour l'alto.

ment étant sensiblement pareils à la pratique du violon.)

Le violoncelle ou basse est le seul instrument qui, en raison de son étendue, donne lieu à l'emploi de trois clefs ; fa 4' pour le grave, ut 4* pour le médium, sol 2° pour 1. Voici celte éten- ■ telle qu'on

peut l'employer à l'orchestre; il ne dépend que de l'habileté

des virtuoses de la prolonger indéfiniment à l'aigu, soit en sons naturels, soit en sons harmoniques , comme pour tous les instruments à cordes.

L'accord est ;

une octave au-dessous de l'alto , une 12* au-dessous du violon.

II est rare, en dehors du solo, qu'on fasse usage des

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