CONTREBASSE
Son rôle à peu près constant est de redoubler et renforcer les violoncelles, ou tout au moins la basse de l'harmonie; malgré son volume considérable, et le long parcours que doit effectuer la main gauche pour se rendre d'une note à l'autre, les contrebassistes arrivent à exécuter, soit en sons liés, soit en détaché, des dessins assez rapides, pourvu qu'ils ne soient pas trop compliqués. Le trémolo y produit des effets puissants, et le pizzicato y est plus rond et plus moelleux que sur tout autre instrument. Les doubles cordes lui sont à peu près inconnues, et seraient d'ailleurs aussi difficiles qu'inutiles et nuisibles dans cette région de l'échelle où l'on n'a pas intérêt à entasser les notes, mais au contraire à les espacer. Les sons harmo^ niques lui seraient faciles, mais jusqu'ici on les a peu utilisés.
[Beaucoup de maîtres classiques, notamment Gluck, Haydn, Mozart et même Beethoven, ont écrit des parties
de contrebasse descendant jusqu'à Vut *J' (note
écrite); que faut-il en conclure? Que de leur vivant, et en Allemagne, on accordait les contrebasses autrement qu'aujourd'hui? C'est peu probable, car aucun auteur n'en fait mention. Croire à une négligence collective et persistante de leur part? C'est encore plus invraisemblable. C'est une question que je n'ai pu élucider.]
MÉTHODES : Ver rimai, Labro^ Gouffé, Bottesini.
Viole d'amour.
Instrument curieux et intéressant, surtout en ce qu'il est le seul dans lequel il soit fait emploi systématique des
sol et accordées en quintes : J' o ' . comme celle dont
nous donnons le dessin. (Note écrite.)
r sympathie '. 11 cordes, accordées fait de ré majeur •