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11 n'est pas sans intérêt de faire remarquer que le nom même de cet instrument établît sa parenté avec le clavicembalo ou cembalo à clavier, c'est-à-dire le clavecin, l'ancêtre du moderne piano.
Son origine est très ancienne, probablement orientale.
FAMILLE DES INBTRCMBNTS i
Parmi les nombreux instruments à percussion dans lesquels le corps sonore est une peau tendue, la timbale est le seul dont l'intonation soit nettement déterminée.
Une timbale est un grand bassin hémisphérique, en cuivre, une sorte de chaudron, recouvert d'une membrane assez fortement tendue pour donner lieu à des vibrations musicales. Un système devis équidistantes, disposées à sa périphérie, permet de modiGer la tension de
celte membrane, et de l'amener à produire des sons sensiblement différents ; on peut ainsi en faire varier l'intonation d'une quinte environ.
On emploie généralement deux timbales, d'inégale grandeur, quelquefois trois, rarement plus. Les sons qu'elles peuvent produire sont compris entre
c'est-à-dire une octave complète.
Quand il y en a deux, ce qui est l'habitude, on les accorde le plus souvent en quinte ou en quarte, fournissant la tonique et la dominante du to cipal, la plus grande élan rellement chargée du son grave, compris entre -A -' et la plus petite fournisse note comprise entre IJ'Lp quand il en existe une tro on lui confie un son interrai
Leur accord peut d'ailleurs , dans ^ig, si. — cirillon ancien. ces limites, varier selon le caprice iM"**» du CooserïKioira, du compositeur.
Les timbales se prêtent à toutes les formules rythmiques, même les plus rapides ; le roulement s'indique par l'abréviation : Ir. (pour trémolo]. Elles possèdent aussi l'échelle complète des nuances, du pp le plus sourd au ff le plus éclatant.
180 LE MATERIEL SORORB
Si l'on désire faire varier l'accord des timbales dans le courant d'un même morceau, il est nécessaire de leur laisser un assez long temps de silence pour cette opération ; en ce cas, on écrit simplement : changez en la ré,... ou en si \, fa, etc.
MÉTHODES : Kattaer, de Sivrj.
carillon.
Une série de timbres ou de barres d'acier ou de bronze, disposés de façon à être frappés au moyen d'un petit marteau et accordés soit diatoniquement, soit chromatiqiiement , forment un carillon élémentaire.
lent 4e timbreiou eioekettaplel.
En adaptant un clavier à un carillon, on obtient u
Flg. B3. — CABILLaN A OLATIER.
UrKBur 0», iode timbres d'un maniement plus commode ; de plus, cette
TïPOPHOKB 181
disposition permet les accords, les arpèges, les trilles et tous les dessins rapides interdits au carillon simple.
On peut donner à de tels instruments l'étendue que l'on veut ; cela ne dépend que du nombre et de la dimension des lames ou des timbres.
Série de diapasons, de l'étendue de quatre octaves e
général, pourvue d'un clavier et d'un mécanisme de marteaux, produisant, par la percussion, des sons cristal-
Lavignac. — La Maaiqae.
tBi LE MATERIEL SONORE
lins d'une pureté et d'une limpidité idéales ; cet instrument, inventé par Mustel, ou mieux encore le ceicita.
du même facteur, remplacent avec le plus grand avantage tous les anciens carillons ou jeux de timbres; dans le célesta, le corps sonore est une plaque d'acier chargée à ses extrémités d'une petite masse de cuivre soudée à la
plaque ; en voici la forme : ^ Wi ; le timbre est
le même que celui du diapason, plus énergique pourtant, mais d'une durée moindre. Les instruments actuels ont une étendue de cinq octaves , dont la note la plus grave est un utde 4 pieds; de plus, ils sont pourvus d'étoufToirs et d'une pédale permettant d'en suspendre l'effet, comme cela a lieu sur le piano.
STiopnone.
Instrument dont l'origine se retrouve chez pli
peuples d'une civilisation peu avancée, chez les Malgaches, qui l'appellent mogologondo, dans l'Afrique cen-