CLOCHES
traie, etc. En France, on l'appelle aussi claquehois; en Allemagne, Holzharmonica,
Il consiste en la réunion de lames de bois, en nombre variable, de longueurs et épaisseurs calculées ou obtenues empiriquement pour donner des sons déterminés, placées sur des substances isolantes, telles que paille, fils de soie, et que Ton frappe avec deux petits maillets.
Le son sec et mat du xylophone ne peut trouver son emploi, d'ailleurs très limité, que dans la musique imitative, descriptive ou fantastique.
Glociies.
Rien de plus faux que le proverbe : a Qui n'entend ^ qu'une cloche n'entend qu'un son; » car de tous les agents sonores, la cloche est peut-être celui qui développe le plus de sons partiels, souvent même discordants, ce qui fait qu'on a parfois quelque peine à discerner le son fondamental , seul à considérer musicalement.
Plus une cloche est grosse et lourde, plus le métal en est dense, et plus le son produit est grave; pour fournir cet ut:
•^Jî ,, , une cloche doit peser 22,900 kilos environ; celui-ci : ^' 2,862.5, en raison de cette loi : Les
vibrations des cloches sont en raison inverse de la racine cubique de leur poids; or, le bon métal de cloche coûtant environ 4 francs le kilogramme, la première reviendrait à 91,600 francs, la deuxième à 11,450 francs. (La plus grosse cloche qui existe est celle du Kremlin, qu'on n'a jamais pu installer dans un clocher, et qui repose à terre; elle pèse 250,800 kilos*.)
1. Le bourdon de Notre-Dame de Paris ne pèse que 16,000 kilos, et donne, en conséquence, un son un peu plus aigu que le ré :
"y* o (16,192 kilos). Il faut huit hommes pour la mettre en branle.
Au théitre, on imite généralement la cloche par un fort timbre en bronze ou des barres d'acier, ce qui est
moins dispendieux et parfaitement suffisant pourproduire, dans un local fermé, l'itlusion de la vraie cloche vibrant k l'air libre au sommet de son clocher.