re au- tem con-fes-si -o fit ad sa-lû-tem
Ici la mélodie s'étend jusqu'à quatre notes, et les cadences font ressortir deux accents, tandis que le chant de l'oraison n'en fait ressortir qu'un. Il faudrait remarquer comment on prépare souvent les accents en fléchissant la voix sur une ou plusieurs des notes qui précèdent; il faudrait surtout parler des combinaisons d'accents auxquelles on a donné le nom de cursus, mais l'espace nous manque, et nous sommes forcés de renvoyer le lecteur à notre article Accent dans le Dictionnaire d'Archéologie chrétienne et de Liturgie publié par DomCabrol. Ici nous ne pouvons qu'appeler l'attention sur le rôle important joué par l'accent tonique dans les récitatifs liturgiques. Ce rôle est le môme dans le chant de la Préface et du Pater, où la mélodie est plus riche. Les formes les plus anciennes du Gloria in excelsis et le chant authentique du Credo sont aussi des récitatifs dont les inflexions sont basées sur l'accent.
3i LA MUSIQUE GR KGoR l K N N E
Edl/ioii caticcuic, n" XV.
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Et in ter-ra pax ho-mî-ni- bus bo-nae vo-lun-ta -tis Cliant aullienli(jue du Credo :
Et in u-num Do-mi -num Je - sum Christum , Fi
li — um De - i u-ni— gé-ni — tum
Ces chants appartiennent en fait à une sorte de récitatif qui tient une grande place dans l'office divin, et dont nous devons dire quelque chose : nous voulons parler de la psalmodie, dont le caractère propre est d'être divisée en versets. Chaque verset est régulièrement partagé en deux parties : la fin de la première partie est marquée par une cadence que l'on appelle médiante (v. plus haut, pax hom'inibm), tandis que la cadence qui marque la fin du verset se \yç>n\n\ii finale . Souvent aussi il y a une intonation au commencement du verset.
Nous rencontrons à l'origine la psalmodie en solo, comme dans les monastères d'Egypte visités par Cassien à la fin du iv° siècle, où les moines tour à tour chantaient les psaumes, pendant que la communauté écoutait. Rien n'empêche de voir ici la psalmodie in directum
Pl. III.
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