DUO
MATHURIN
Ah ! ah ! ah ! comme il y viendra !
Comme il y viendrai La vieillesse a mis un terme A cette vigueur-là.
Vous n'avez plus le poignet ferme ; Soyez certain de cela.
Bon, bon ! alù, fort !
Bon, bon ! encor plus fort !
Donnez, donnez, père Leroux.
Oui, c'est à nous, oui, c'est à nous
Qu'il appartient encor Un plus heureux effort.
J'ai plus que vous le poignet ferme Soyez certain de cela.
M'y voilà.
Non.
Bon, bon, bon! M'y voilà... non.
Ce n'est plus nous, Ce n'est plus nous.
Ami, ami, laissons cela ; La vieillesse nous dit : « Holà ! »
Laissons à nos enfants Faire ce qu'on fait à vingt ans.
PIERRE
J'ai bien encor le poignet ferme ; Sovez certain de cela.
M'y voilà!... non.
Bon... non.
Tenez, prenez ; Voyons, à vous.
Voyons, à vous.
Ah ! ah ! comme il y viendra !
La vieillesse a mis un terme A cette vigueur-là.
Vous n'avez plus le poignet ferme ; Soyez certain de cela.
Bon, bon ! ahi, fort !
Ahi, fort !
Eh bien, eh bien ! était-ce à vous Que convenait encor Un plus heureux effort?
Laissons cela :
La vieillesse nous dit : « Holà ! »
Laissons à nos enfants
Faire ce qu'on fait à vingt ans.
{Eu ne retournant pendant ta ritourïielle, ils aperçoivent Rase, qui peut
LA MIISIUUK. — CHAP. V
les avoir écoutés. Ils se retirenf, Vun d'an côté du tMâlre, et Vautre de Vautre; ils frappent du pied, ruminent et feignent la plus grande colère.)
PIERRE
Morbleu ! elle nous a entendus.
MATHURIN
Quelle imprudence !
0 ciel !
Pierre Leroux?
Mathurin.
Vous êtes un coquin.