‹ La musiqueChapitre 142 sur 181 · VAUDEVILLE · texte numérisé non relu

VAUDEVILLE

LA MÈRE BOBI

Fournissez un canal au ruisseau

Dont les eaux portent le ravage.

Secondez les efforts d'un rameau Dont la feuille enrichit un treillage

Soyez prudents, et croyez-moi

Je pense qu'en cette aventure

n faut seconder la nature, *

Sitôt qu'elle nous fait la loi.

COLAS

Ah ! mon père, Vous n'aviez tout au plus que vingt ans

Quand on fit votre mariage ; Au heu d'un vous aurez deux enfants :

Soyez sûrs que dans notre ménage.

Si votre bien dépend de moi,

Vous, le vôtre de ma future,

L'amour, l'amitié, la nature

Devienchont pour nous une loi.

244 ■ LA MUSKJUK. — CHAP. V =

ROSh;

Il m'est cher, vous, mon père, encor plus Si nos jours ne coulaient ensemble,

Ses désirs deviendraient superflus ;

Même nœud nous unit, nous rassemble ; Et nos enfants auront en moi Pouii vous la leçon la plus siire :

L'amour instruirait la nature, Si jamais j'oubliais sa loi.

PIERRE

Mon ami, nous avions résolu

De jeter bien loin cette fête ; Leur amour autrement l'a voulu :

Je croyais (|ue j'avais plus de tête.

Mais pour un fils on sent en soi Un quelque chose qui murmure :

On ne peut bravei" la nature, Elle nous fait toujours la loi.

MATHURIN

Mes enfants, il fera jour demain,

Allons tous cinq nous mettre à table ; Là, nous verrons, le verre à la main.

Pour l'hymen le moment favorable.

Viens, maman, à présent c'est moi Qui dois rendre ta marche sûre.

Il faut seconder la nature.

Sitôt qu'elle nous fait la loi.

LE DESERTEUR

DRAME EN TROIS ACTES ET EN PROSE, M È l> I" DE m U S 1 O U E

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