‹ La musiqueChapitre 147 sur 181 · SEDAINE. — LE DÉSERTEUR · texte numérisé non relu

SEDAINE. — LE DÉSERTEUR

Je vais la voir, ah ! quel plaisir !

La voir, lui parler, être ensemble !

De quel bonheur je vais jouir !

Mais... mais... je frissonne, je tremble, L'amour... la joie : arrêtons un moment Ah ! quel moment ! ah ! quel moment charmant !

Mais pourquoi ne Fai-je pas vue?

Pourquoi sur le chemin n'est-elle pas venue? Elle a craint de céder à trop d'empressement :

Trop de pudeur l'aura déçue.

Ne sait-on pas que je suis son amant?

Allons... mais que dirai-je? Ali! ciel! ah! (juel martyre! Ils vont tous être là, nous ne saurons (jue dire : La tante, les amis, son père, son voisin. Et le grand cousin.

Quelle contrainte ! Quel dommage !

Ah ! si quelque enfant du village Paraissait... Quoi, Louise, amour ne te dit pas : u Va donc, va donc, il t'attend? >■> Ah ! je gage Que quelqu'un arrête ses jjas.

Je vais la voir, ah ! (juel plaisir ! Mais j'entends des musettes, des violons. Voici tout le village ; c'est une noce : cachons-nous. Qu'ils sont heureux ceuxlà!

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