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SCÈNE III

TÉLAÏRE

Tristes apprêts, pâles flambeaux,

Jour plus affreux que les ténèbres,

Astres lugubres des tombeaux, Non, je ne verrai plus que vos clartés funèbres.

Toi qui vois mon cœur éperdu, Père du jom*, ô Soleil, ô mon père, Je ne veux plus d'un bien que Castor a perdu.

Et je renonce à la lumière. '

SCÈXE IV POLLUX, TÉLAÏRE, troupe de Spartiates, d'athlètes

ET DE combattants

{On entend une symphonie guerrière et des chmits de victoire.)

TÉLAÏRE

Mais d'où partent ces cris nouveaux?

CHŒUR

Triomphe ! Vengeance !

TÉLAÏRK

C'est lui, c'est PoUiix ([ui s'avance ! {PoUux paraît à la tête des (Mêles et des combattants, chargés des dépouilles de Lincée, qu'ils déposent au pied du monument.)

POLLUx, au peuple.

Votre amour pour mon frère est assez signalé. Non, ce n'est plus des pleurs que ces mânes demandent. C'est du sang quils attendent, Et ce sang fatal a coulé :

Lincée est immolé !

CHŒUR

Que l'Enfer applaudisse A ce nouveau revers !

Qu'une ombre plaintive en jouisse Le cri de la vengeance est le chant des Enfers.

{Pantomime : Entrée et combat figuré d'athlètes.)

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