SCÈNE XX
Mme madré, NICETTE
MADAME MADRÉ
Que faites-vous ici, petite fille? Ah ! ah ! v'ià un fichu plaisamment mis.
NICETÏE
Dame ! je suis si simple.
MADAME MADRÉ
Poui(iuoi ces fleurs dans vos cheveux? V'ià qu'est nouveau : je ne prétends pas qu'ous vous ajustiais comme ça ; quand vous serez mariée, à la bonne heure : on ne trouvera plus à redire à vos actions.
Air : Baise-moi donc, me disait Biaise. A votre gré vous pourrez faire.
NICETTE
Hé bien ! hé bien ! mariez-moi, ma mère : Que ce soit plus tôt que plus tard ; Car, tenez, j'ai tant de bêtise, Que je pourrais bien, par mégarde, Faire encore quelque sottise.
Vot'mariage va se terminer tout à l'heure. Vot'mari futur est cheux nous.
MCETTE, viveme^it.
Est-ce que vous le savez?
MADAME IVLVDRÉ
Eh ! \Taimcnt oui,
NICETTE
Vous l'avez donc vu entrer?
MADAME MADRE
Eh oui ! vous dis-je. Qu'elle est bête !
A'ICETTE
Et vous me permettez que je me marie avec lui ; non avec d'autres?
MADAME MADRÉ
Oui, oui, esprit bouché, je le permets, je le veux, je l'ordonne, et vous sei'ez ensemble dès demain.
XI CETTE
Que je suis contente !
MADAME MADRÉ
Quel empressement! Où court-elle?
MCETTE
Alain, Alain.
iMADAME iMADRÉ, Voyant sortir Alain de chez elle, avec M. Subtil.
Que vois- je !
FAVAI{T.— LA CIIKKCHEUSE D'ESPHIÏ = I43