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CHAPITRE XV

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l'>l ji- comptais ainsi ôtablir ilu chant et de la nnisi(|ue chez toi (jue j'avais ajjpelé mon peuple, nonobstant le nombre de les défections et de tes égarements.

Mais, ô ])euple aveugle dans tes préjugés ! Mes miracles ne te remuent plus, et tu n'aperçois pas les prodiges qui sont l'ouvrage de ma main.

Et tu as toujours vacillé entre la musi(|ue et ce (|ui n'en est pas, et jusqu'à ce jour, tu a^jpelles chant ce ((ue j'appelle cri, et tu ap])laudis juscpi'à ce jour les ports de voix (pii m'offensent et le fredonnement des cadences (pie je maudis.

Et ton oreille ne sait pas distinguer le faux d'avec le juste, encore (pie mon serviteur Jéliote et ma servante Fel chantent juste, depuis qulls sont au théâtre (pie tu appelles Académie de musi([ue sans mon aveu et lors(iue ce n'en est pas une.

Et tu as forcé mon serviteur Jéliote et ma servante Fel ((^ue j'appelle mes enfants, parce ({u'ils se sont conduits selon uiou ctieur et selon mes désirs, et que je t'ai donnés dan^ ma bonté })our t'instruire et pour te faire plaisir et non pour t'ennuyer), et tu les as forcés à t'ennuyer par de mauvais rôles (|ue tu leur as fait jouer sans fin, et que tu apjjclles beaux parce (ju'ils sont vieux ; et ])arce (qu'ils les ont bien chantés, tu as crié : « Oh ! qu'ils sont t)eaux ! »

Et jusqu'à ce jour, tu ne sais pas distinguer ce (jui est beau d'avec ce qui ne l'est pas, ni ce qu'il faut approuver d'avec ce qu'il faut rejeter.

Et ton ignorance ne t'empêche pas de décider avec confiance dans l'aveuglement de ton imbécillité.

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