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CARACTÈRES DES DIFFÉRENTES TONALITÉS

vent partout, dans leur voix, les intervalles qui suivent. Mais la chose était plus difficile pour les instruments, notamment pour ceux qui n’ont que des sons fixes. La difficulté ne disparaît pas absolument, même pour les instruments qui, comme ceux à archet, peuvent, il est vrai, émettre un intervalle quelconque, mais dans l'étude desquels l’artiste a été instruit à un exercice mécanique des doigts, pour jouer juste, et n’est parvenu que par une longue éducation à donnerexactement le son que réclame son oreille.

Néanmoins, même pour les instruments, le système grec n'offrait pas encore des difficultés insurmontables, tant qu’on ne modulait pas dans des tons éloignés et qu’on se contentait d'un petit nombre de signes. Jusqu’au début du dix-septième siècle, on se contentait de deux signes pour désigner le si, et le mi'.,, et du signes pour /o=, >tts, sols, pour avoir les sensibles des toniques sol, ré. et la. Maison évitait l’emploi des sons enharmoniques correspondants res, /«s, la . ré b, sol . Par la substitution du si\? au si, on pouvait transposer toute gamme à la sous-dominante, et on ne faisait pas d’autre transposition.

Dans le système pythagoricien qui a maintenu son empire dans la théorie jusqu’à Zarlino au seizième siècle, on n’accordait que par quintes, par conséquent, en montant à partir d’uf :

ut sol ré la mi si fut utf soit ré# lot mit lit.

Si nous montons toujours de deux quintes et que nous descendions d’une octave, l’intervalle ainsi obtenu sera égal à | ■ | • ~ = 9-, c’eft-àdire une seconde majeure. On a ainsi les notes :

ut ré mi

ffi1

soit

esy

lot

if#

En descendant par quintes, à partir d’w/, nous obtenons la série

ut fa st|» mi\> la'? rci, sul\? ut\> fa\j iibb ta?\, rébi ,.

En dèscendant toujours de deux quintes et remontant d’une octave, nous obtenons les sons

ut il!, tab

lo'b mibb rfbb

Or, l’intervalle (r)# = Hïïïï = F ’ ïlrn? ! Pour ^réger :

Par conséquent, le si# est plus haut que' l’octave supérieure d’t/f du faible intervalle et le n?[Vplus bas, de la même quantité, que l’octave inférieure d’u/. Si maintenant, partant de ut et de rfy, nous procédons par quintes naturelles, nous trouvons la même différence constante entre

ut

et

réV

toi

ré

mi]}]}

la

stV»

mi

fa]}

si

Ut]}

fat

soit»

ut»

rc\}

toi»

la]}

ré»

mil*

ni*

mi»

fa

ut.

Les sons de gauche sont tous plus hauts de ij- que ceux de droite. Notre notation, dont les principes se sont développés encore avant la fixation du système moderne, a conservé les différences respectives entre les notes de droite et les notes de gauche. Mais, dans la pratique, il était incommode* sur les instruments à sons fixes de distinguer des intervalles aussi rapprochés, et on chercha à les faire disparaître. Après beaucoup d’essais informes, où l’on altérait plus ou moins certains intervalles pour conserver aux autres leur justesse, ce qu’on appelait le tempérament inégal, on fut conduit au système du tempérament égal où l’octave est divisée en douze intervalles exactement égaux. Nous avons vu que, en montant de 12 quintes naturelles, on arrive de l 'ut à un si# qui ne diffère de \'ut que d’environ le d’un demi-ton, de l’intervalle De même, en descendant de 12 quintes, on arrive au réfy qui est au-dessous de l 'ut de la même quantité. Si donc on pose ut = si# = réfy, et qu’on répartisse régulièrement la petite erreur de ^ sur les 12 quintes de chaque quinte ascendante ou montante, chacune d’elles sera altérée' d’environ de demi-ton, différence très-petite. On ramène ainsi les divers sons ù 12 degrés par octave, comme nous les avons dans nos modernes instruments à clavier. Réduite à ses termes les plus simples, la quinte du tempérament égal est approximativement | Parle fait, sa substitution à la quinte naturelle ne pourra souffrir de difficultés que dans des cas très-rares. La combinaison du son fondamental et

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