TEMPÉRAMENT ÉGAL
de sa quinte tempérée, résonnant simultanément, donne un battement dans le temps où la quinte fait 442,5 vibrations. Comme le lai fait 440 vibrations à la seconde, la quinte tempérée rèi — lat fait assez exactement un battement par seconde. On pourrait déjà en reconnaître l’existence pour des sons longuement prolongés, mais alors la consonnance n’est presque pas altérée ; dans un mouvement rapide, des battements de ce genre n’ont pas le temps de se produire. L’effet est encore moins sensible dans les régions graves, où les nombres des battements diminuent dans le même rapport que les nombres absolus de vibrations. Dans les régions aiguës, au contraire, les battements deviennent plus sensibles, rèk — lak donne 4 battements, et /«, — mi5 G par seconde; néanmoins, à cette hauteur, les accords sont rarement tenus, et ne se présentent en général que dans un mouvement rapide.
La quarte du tempérament est exprimée par y — 11 se produit un battement dans le temps où le son grave de la quarte fait 221,25 vibrations. La quarte /a, — re2 fait donc un battement par seconde, ainsi que la quinte rèt — /a.2. Par conséquent, les consonnances naturelles que renferme le système pythagoricien, ne sont altérées par le tempérament, que d’une quantité qui peut à peine être prise en considération.
Dans la suite mélodique des sons, l’intervalle est à peu près à la limite des différences de hauteur perceptibles. D’après les recherches de Weber, cette limite est de pour des violonistes exercés. Mais, dans les assemblages de sons simultanés, on peut, grâce aux battements, apprécier des différences encore plus faibles.
Les tierces et les sixtes du tempérament se rapprochent, plus que les intervalles pythagoriciens correspondants, des intervalles naturels.
INTERVALLES