‹ La MusiqueChapitre 14 sur 188 · MOS · texte numérisé non relu

MOS

sol

la

si

Le son le plus bas des instruments d’orchestre est le mi—{ de la contre-basse (40’, 23). Les nouveaux pianos etlesorgues vontgénéralement jusqu’à l’wf—, de 33 vibrations ; les nouveaux pianos à queue donnent même le la— i avec 27', 30. Sur les grandes orgues, on descend encore une octave plus bas, jusqu’à l’«/— 2 avec 10, 3 vibrations, comme on l’a déjà dit. Mais le caractère musical de tous ces sons audessous du cstà peine sensible, car nous touchons ici aux limites où s’arrête la faculté que possède l’oreille, de réunir les vibrations en un seul son. Aussi ces dernières notes graves ne peuvent-elles être employées en musique qu’associées à leurs octaves supérieures, auxquelles elles ajoutent le caractère de leur gravité, en laissant encore appréciable la hauteur du son.

Dans le haut, les pianos vont généralement jusqu’au la5, et même à l'u/e de 3320 et 4224 vibrations. Le son le plus aigu de l’orchestre pourrait être le ré6 de la petile flûte, avec 4732 vibrations. Avec de petits diapasons qu’il ébranlait au moyen d’un archet, Despretz a pu atteindre jusqu’au ré9 auquel correspondent 3801 G vibrations. Ces sons aigus produisent une sensation désagréable et pénible, et on ne distingue que très-imparfaitement les sons à cette hauteur, qui dépasse les limites de l’échelle musicale.

Les sons d’un bon emploi en musique, et dont la hauteur peut être appréciée d’une manière précise, sont donc compris entre 40 et 4000 vibrations, dans une étendue de 7 octaves ; ceux qui peuvent être perçus d'une manière générale, sont renfermés peut-être entre 4G et 38000 vibrations, dans un espace d’environ H octaves. On voit par là dans quelle étendue considérable l’oreille peut percevoir et distinguer les différentes valeurs des nombres de vibrations. L’oreille est,

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