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Dans les résonnateurs en forme de tubes, le second son propre, correspondant à peu près à la douzième du son fondamental, peut se produire d’une manière appréciable.
Les résonnateurs, dont l'orifice est très-étroit, donnent, en général, un renforcement du son beaucoup plus considérable, mais ils exigent aussi un unisson d’autant plus parfait entre le son extérieur et leur son propre. C'est comme dans le microscope ; plus le grossissement est fort, moins le champ delà vision est étendu. En diminuant la grandeur de l'orifice, on abaisse le ton du résonnateur et c’est là un moyen facile de les amener à la hauteur voulue. Mais, d'après la raison exposée cidessus, on ne peut pas rétrécir beaucoup cette ouverture.
Depuis, M. Kœnig, de Paris, a construit en métal des résonnateurs analogues à ceux représentés (/fy. 16 «). Des tubes coniques en laiton, comme M. Appien en a construit pour moi, sont d’une exécution facile et se prêtent à la plupart des applications. Il faut seulement remarquer que ces tubes répondent aussi aux harmoniques de leur son propre.
Il y a lieu d’exposer ici la méthode inventée par M . Kœnig, pour rendre visibles les vibrations de l'air au moyen de flammes gazeuses ; elle peut très-bien s'appliquer aux résonnateurs. Ce qu’il y a de mieux.
SUPPLÉMENT II
c’est de prendre des sphères creuses munies de deux orifices d’égales dimensions. L’un d’eux aboutit à la petite capsule par où s’écoule le gaz. Cette capsule est une petite cavité assez grande pour contenir deux pièces d’un franc superposées ; elle est insérée dans un disque en bois, et n'est close du côté du résonnateur que par une membrane de caoutchouc très-mince, qui établit la séparation entre les deux gaz, mais qui n’alTaiblit pas d’une manière appréciable la communication des vibrations de l’air. Le disque en bois est traversé par deux tubes étroits dont l’un introduit le gaz d’éclairage, et l’autre le fait sortir. Ce dernier se termine suivant une pointe effilée, au bout de laquelle on allume le gaz. Dès que la masse d’air du résonnateur entre en vibrations, la flamme se met aussi à trembler, s’allongeant et se raccourcissant successivement. Mais ces trépidations sont si rapides et si régulières, que la flamme, vuedirectement, semble tout à fait en repos. On peut déjà cependant constater les différents états, par les changements de forme et de couleur. Si on regarde la flamme dans un miroir tournant rapidement, où elle projette une image allongée à l’état de repos, elle sc sépare en deux images distinctes dès qu’elle entre en vibrations. Ce phénomène peut être vu par un grand nombre de spectateurs, et leur permet de reconnaître si le son émis fait ou non vibrer par influence l’air du résonnateur.
SUPPLÉMENT II