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SONS HARMONIQUES

niques, et se compose uniquement du son fondamental. C'est la forme que nous avons décrite plus haut, comme particulière au pendule et au diapason, et représentée dans les figures G et 7. Nous l'appellerons vibration pendulaire , ou, comme elle ne produit point un assemblage de différents sons, vibration simple. On déterminera plus tard dans quel sens, non-seulement toutes les autres sonorités, mais même toutes les autres formes de vibrations, peuvent être considérées comme composées. Nous emploierons donc comme équivalentes les expressions de vibration simple ou pendulaire (1).

Les faits rapportés ici montrent que tout son musical où il est possible de distinguer des harmoniques se compose, en réalité, d’un ensemble de sons élémentaires ou partiels.

Nous venons de voir que le timbre dépend de la forme de la vibration, mais que celle-ci détermine, à son tour, le phénomène des harmoniques; nous nous poserons maintenant la question de savoir, dans quelle mesure la variété des timbres dépend de la réunion du son fondamental, avec des harmoniques d’intensité variable. Cette question se présente à nous comme un moyen qui conduit à éclaircir l’essence jusqu’ici tout à fait problématique du timbre. Mais nous devons nécessairement résoudre le problème suivant : comment l’oreille arrivet-elle à décomposer chaque son en une série de sons élémentaires, et que signifie cette décomposition ? C’est ce qui fera l’objet du prochain chapitre.

(1) La loi de cette vibration se déduit d'une manière bien simple de la construction représentée dans la ligure 10. Imaginons un point décrivant, avec une vitesse constante, un cercle autour du centrer, puis un observateur placé, très-loin, le long delà ligue eh.

de manière A ne point voir le plan, mais seulement la tranche du plan du cercle. Pour lui, le point semblera simplement monter et descendre le long du diamètre ah. Ce mouvement ascendant et descendant suit exactement la loi de la vibration pendulaire. Pour le représenter graphiquement par une courbe, partageons la longueur eg qui correspond à la durée d'une vibration entière, en autant de parties (ici en 12) que la circonférence du cercle, et élevons aux points de division de la ligne eg, les ordonnées 1, 2, 3, etc., égales à celles du cercle correspondant aux chilTrcs l, 2, 3, etc. On obtient ainsi la courbe dessinée dans la ligure 10, qui est, avec de plus grandes dimensions, celle décrite par le diapason ( fig . 6). On démontre mathématiquement que, dans cette espèce de vibration, la distance du point vibrant è sa position première, est égale au sinus d'un arc proportionnel au temps, d’où le nom de vibration sinusoïdale également employé.

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