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DES DIFFÉRENCES DANS LES TIMBRES MUSICAUX

Nous avons vu, à la fin du chapitre premier, que la qualité des sons, que l’on nomme leur timbre, devait dépendre de la forme des vibra- >

tions de l’air, les raisons qui portaient à le croire étant purement négatives. On avait démontré que l'intensité des sons dépendait de l’amplitude des vibrations, et leur hauteur du nombre de ces vibrations; il ne restait donc, pour expliquer leur timbre , que la forme de la vibration dans les ondes sonores. Nous avons vu plus loin que, de la forme des vibrations dépendaient aussi l’existence et l’intensité des sons accessoires aigus qui accompagnent un son donné, et nous avons dû en conclure, que les sons de même timbre devaient toujours amener les mômes combinaisons de sons partiels. Par conséquent, la forme particulière de la vibration, qui produit dans l’oreille la sensation d'un timbre déterminé, devra toujours aussi amener la sensation des sons supérieurs qui lui correspondent. Il se présente alors la question de savoir, si l’analyse des différentes espèces de timbres peut se ramener à celle des relations d'intensité qu’affectent les sons partiels, dans le phénomène de la résonnance. Nous avons vu, à la fin du chapitre précédent, que deux sons qui se produisent simultanément, par un moyen naturel ou artificiel, peuvent se fondre en un seul, dont le timbre diffère remarquablement de celui de chacun des sons composants, et qu’alors, en effet, le timbre était altéré par l’existence d’un nouveau sou supérieur. Une voie s’offre ainsi à nos recherches, pour approfondir le mode d’existence, jusqu’à présent problématique, du timbre, et les causes qui. le font varier.

Nous remarquons d’abord à ce sujet, que jusqu’à présent, on était généralement porté à attribuer au timbre, toutes les particularités des sons qui ne dérivaient pas directement de leur intensité et de leur hauteur. Et l’on ne s’écartait pas de la vérité, tant que l’idée de timbre ne pouvait être définie que négativement. Un peu de réflexion nous fait voir à présent, que quelques-unes de ces particularités dépendent de la façon dont les sons commencent et finissent. Ces différentes manières de commencer et de finir sont, en réalité, tellement caractéristiques, qu'il nous suffira, pour le mettre en évidence, de considérer

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