‹ La MusiqueChapitre 48 sur 188 · NOMBRES DES DIAMÈTRES · texte numérisé non relu

NOMBRES DES DIAMÈTRES

trf,

ré,

ut,

sol,— soif.

soit,

sol ,

solt3 +

On voit par ce tableau combien une plaque circulaire peut donner de sons relativement voisins les uns des autres. Toutes les fois qu’on ébranlela plaque, on entend résonner celles de ces nolesqui n’ont pas de point nodal aux endroits attaqués. On peut néanmoins favoriser la résonnance de sons isolés déterminés, en fixant des points de la plaque, qui appartiennent aux lignes nodales des notes que l'on désire obtenir ; dans ce cas, toutes les notes qui ne fournissent pas de lignes nodales aux points directement ébranlés s’éteignent rapidement. Si l’on soutient, par exemple, une plaque circulaire en trois points d’un cercle nodal ( fig . 21, C), et que l’on choisisse le centre pour foyer d’ébranlement, on obtiendra le son qui correspond dans notre tableau à la forme de vibration désignée par soi,, et l’on ne percevra que trèsfaiblement toutes les autres notes «/,, ré3, ul3 , sol3, si |?a, dont les lignes nodales sont des diamètres du cercle, qui passent par le point directement ébranlé, c’est-à-dire par le centre.

La note so/3, qui répond à deux circonférences nodales, cesse également de se faire entendre, parce que les points d’appui se trouvent dans ses ventres de vibration, tandis que l’on peut entendre résonner plus fortement la note qui correspond à trois circonférences, l’une de ces lignes nodales coïncidant presque avec celle du numéro 2. Cette note, qui est déterminée par trois cercles nodaux, est plus élevée de trois octaves et un peu plus d’un ton entier que le son du numéro 2, et par suite ne trouble pas beaucoup ce dernier à cause du grand intervalle «fui l’en sépare. C’est pourquoi le son obtenu par le procédé que nous venons de décrire est passablement musical, tandis qu'en général le son des plaques, mêlé d’un grand nombre de notes non harmoniques et très-voisines, est creux, pareil à celui d’un chaudron et inapplicable à la musique. Cependant, par suite du choix des points d’appui, le son dont nous parlons s’éteint habituellement assez vite, au moins dans les plaques de verre, attendu que le contact de plusieurs points, même de points nodaux, nuit toujours considérablement à la liberté des vibrations.

Le son des cloches est également mélangé de notes non harmoniques, mais qui ne se trouvent pas aussi voisines les unes des autres que dans le cas précédent. Les différentes sortes de vibrations qui se produisent habituellement, correspondent à des lignes nodales qui sont toujours en nombre pair, quatre, six, huit, dix, etc., et qui décomposent la cloche en segments équivalents, par des lignes qui descendent du sommet vers les bords. Dans les cloches de verre qui ont à peu près partout la même épaisseur, les notes qui se rapiwrtent aux nombres précédents, sont sensiblement proportionnelles aux carrés des nombres deux, trois, quatre, cinq, etc. Si nous appelons ut, le son le plus grave, nous pourrons former le tableau suivant :

i Nombre de lignes nodales.

Noies

ut,

ré,

ut.

soit,—

Toutefois les notes changent quand la paroi est trop mince ou trop épaisse vers les bords; il paraît même que l’on peut rendre harmoniques les premiers sons graves, en donnant à la clocle une forme particulière, déterminée empiriquement, et c’est un point capital dans l’art de fondre les cloches (f). Il en résulterait qu’il serait peut-être

(') D’après 1er observations de M Gleitz, organiste, la grosse cloche du dôme d'Er

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