DIFFÉRENCES ENTRE LES TIMBRES
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cette catégorie appartiennent les sons du piano, des tuyaux ouverts de l’orgue, les sons faibles et doux de la voix humaine et du cor; ces derniers formant la transition du côté des sons munis d’harmoniques élevés, tandis que les flûtes et les jeux de flûte, avec peu de vent, se rapprochent des sons simples.
3° Quand les sons partiels impairs existent seuls, comme dans les petits tuyaux bouchés de l’orgue, les cordes du piano pincées au milieu et la clarinette, le son prend un caractère creux et même nasillard, pour un grand nombre d’harmoniques.
4° Si le son fondamental domine, le timbre est plein ; il est vide, au contraire, si l’intensité du son fondamental ne l’emporte pas suffisamment sur celle des harmoniques. Ainsi le son des grands tuyaux ouverts de l’orgue est plus plein que celui des petits tuyaux de même nature; le son des cordes est plus plein, lorsqu’elles sont ébranlées par les marteaux du piano, que lorsqu’elles sont frappées avec un morceau de bois ou pincées par les doigts ; le son des tuyaux à anche associés à des appareils résonnants appropriés, est plus plein que celui des mêmes tuyaux sans caisses résonnantes.
3° Quand les harmoniques supérieurs, h partir du sixième ou du septième, sont très-nets, le son devient aigre et dur. Nous en trouverons plus tard l’explication, dans les dissonnances que forment entre eux ces harmoniques supérieurs. Le degré de mordant peut varier; avec une faible intensité, les harmoniques supérieurs ne diminuent pas essentiellement la possibilité de l’emploi musical du son ; ils augmentent, au contraire, le caractère et la puissance d'expression de la musique. Dans cette catégorie figurent, avec une importance particulière, les sons des instruments à archet, puis, la plupart des instruments à anche, le hautbois, le basson, l’harmonium, la voix humaine. Les sons durs et éclatants des instruments de cuivre sont extraordinairement pénétrants, et, par suite, donnent l’impression d’une grande puissance, à un plus haut degré que les sons de même hauteur, mais d’un timbre doux. Aussi conviennent-ils peu, par euxmêmes, à la musique de chambre, mais ils sont d’un grand effet à l’orchestre. On verra plus tard de quelle manière les harmoniques supérieurs peuvent rendre le son plus pénétrant.