‹ La musique, ses lois, son évolutionChapitre 13 sur 91 · AGRÉMENTS ET VARIATIONS · texte numérisé non relu

AGRÉMENTS ET VARIATIONS

Nous voici sur le chemin de la technique musicale. Comme la dernière idée qui vient d'être exprimée est très importante, arrêtons-nous un instant pour en montrer la genèse historique et l’appuyer sur quelques faits.

Il ne faut pas confondre l’ornement ou agrément avec la variation. On a pu écrire un ouvrage considérable sur les notes d'agrément sans parler de l’art de la variation !. L’agrément n’était pas toujours écrit, sous l’ancien régime; la variation, œuvre d'art et œuvre personnelle, ne peut pas ne pas être écrite, mais, historiquement, l’un paraït être l’origine de l’autre.

Dès le ximn° siècle, il est question des agréments, qu’on appelait autrefois figuræ, flores. colores. On aime à décomposer les valeurs rythmiques et à les orner. Le français Jean de Garlande (première moitié du xu1° siècle), dont de Coussemaker? a publié l’opuscule d’après un manuscrit de Saint-Dié, pose ce principe que tout intervalle de ton entier peut être

1. Musical ornamentation, 1892, chez Novello, London, par Edw. Dannreuther; l'ouvrage commence à la fin du xvi° siècle avec Diruta.

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