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décomposé en deux intervalles de demi-ton, et que, par conséquent, l'altération chromatique peut être faile sur tous les degrés de l'échelle. Par là, il ébauche la théorie de ce qu’on devait appeler plus tard les broderies et les notes de passage. Jérôme de Moravie qui était, en 1260, dominicain dans un couvent de la rue Saint-Jacques, à Paris!, s'occupe aussi des notes d'agrément; il définit le inille qu'il appelle « procellaris vibralio » (et qui devait s'appeler plus tard balancement en. français, bebung en allemand, tremolo en italien). L’anglais Tunstede, qui était maitre de chapelle chèz les franciscains d'Oxford, en 1351, dit que dans le chant polyphoniqne, celui qui fait la partie tenor peut se permettre des écarts au
‘degré supérieur ou inférieur (pourvu qu’il soit sûr de
ne pas gêner la partie principale, le déchant). Jean de Muris (né en Normandie en 1300) parle, à propos des fameuses pénultièmes brèves dans les mots, des « fioritures ». floraturæ ; on disait même alors, avec un barbarisme : « nulla nota brevis floreatur ».
Ce qui prouve que ces ornements devaient être fort goûtés, c'est qu’un théoricien anglais du x1v° siècle, Robert de Handlo, dans ses /egulæ ?, place les fioritures parmi plusieurs genres de composition qui! énumère ainsi : « Rondelli, Balladæ, Coreæ, Cantifractus, Estampitæ (danses), Florituræ ». Ce mot à une telle importance qu'il reparait, avec un sens symbolique, dans les titres ; ainsi, dans les Flores music: omnis cantus gregoriont, un des premiers recueils imprimés (en 1488). Au xvi° siècle, dans les n° II