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ment cette force secrète d'expansion de notre race qui s’est produite parmi l'élément Canadien-français aux Etats-Unis et pour en continuer le développement.
Comment Pourrons-nous le faire, sinon en fusionnant toutes les sociétés Saint-Jean- Baptiste, Saint-Joseph et autres répandues
Sant nos forces.
Nous formerons alors un capital, je dirai un trésor, que nous Pourrons affecter au développement et au maintien de nos propres institutions.
Nous serons nos Propres banquiers et par là-même, nous aurons une influence beaucoup plus considérable en tout et partout.
À l'exemple de la « Ligue des Nations », ça Sera La Ligue Canadienne - française d'Amérique.
Après avoir démontré la grandeur, l’in-
de ros sociétés Canadiennes, qu’i! me soit permis de dire quelques mots de La Mutualité de France.
Dans ce beau, n le et grand pays de nos ancêtres, les sociétés de secours mutuels sont en trois catégories. Premièrement, les sociétés libres; deuxièmement, les sociétés approuvées et troisièmement les sociétés reconnues comme établissements d'utilité publique. Elles sont au nombre d’environ seize mille, (16,000), avec au delà de 3,000,000 de membres, ayant distribué au dernier exercice, plus de $155,000,000 à leurs sociétaires dans le besoin et possédant, en plus, $275,100,000, et payant des pensions à près de 150,000 personnes. Les sociétés libres ont une existence légale; elles peuvent recevoir des cadeaux et des délégations; elles sont sous le coup d’une restriction légale, à savoir, qu’elles ne peuvent pas posséder des propriétés immobilières. Elles ne reçoivent pas non plus, de secours directs de l’État.
Les sociétés approuvées, au contraire, sont sous le contrôle du Gouvernement.
La troisième catégorie sont les sociétés reconnues comme établissements d'utilité publique par décret rendu dans la forme des règlements d'administration publique.
Après avoir fait voir ce que les sociétés sont en Angleterre, en Australie, en France,
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aux Etats-Unis, et dans plusieurs autres pays, il est juste que je me reporte, maintenant, vers mon propre pays, le Canada, et que nous prenions connaissance, ensemble chers lecteurs, de ce qui s’y fait actuellement en Mutualité. Au Canada, comme aux États-Unis, les sociétés de secours mutuels sont obligées d'obtenir une charte ou une /icence des gouvernements des Provinces ou des Etats où elles désirent transiger
C’est le mode le plus en vogue, la procédure la plus simple, seulement chaque société doit, au préalable, soumettre aux préposés à ces fins, qui sont généralement les surintendants ou les Commissaires d’As- Surance de ces divers gouvernements un exposé de sa situation. Après un examen rigoureux de tout l’Actif et du Passif, la comptabilité, les valeurs, et les pièces justificatives, et les ayant trouvées conformes et satisfaisantes, ces officiers accordent aux requérants le droit d'opérer dans la Province ou l’État désiré, d'y faire valoir les avantages de l’association, et en un mot d'augmenter le cadre des affaires.
Au Canada, il y a cependant un avantage en faveur des sociétés dont la réserve a
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atteint le pourcentage requis des compagnies d’assurance-vie, car dans ce cas, toute société qui a eu la prudence d'établir des taux de cotisation dont le rendement lui a donné cette réserve, c’est-à-dire 100%, peut obtenir une charte fédérale qui lui permet de faire des affaires par toute la Puissance du Canada, sans avoir à obtenir ni à rendre aucun compte de son administration aux gouvernements provinciaux.
C'est ce qu'ont fait, je crois, l’Ordre des Forestiers Indépendants, organisé en 1874, dont le siège principal est à Toronto, Ontario; la Société des Artisans Canadiens français et l’Alliance Nationale, ces deux dernières sociétés ayant leurs Bureaux- Chefs à Montréal.
De 1760 à 1850, le Canada ne figurait presque pas dans la Mutualité; cependant le 24 juin 1834, Ludger Duvernay fonda la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal.
Elle existe encore aujourd’hui, mais c’est une société nationale, ayant d’importants accessoires tels que la Caise d'Economie Nationale et La Fiducie Nationale. Elle a fait un grand bien aux Canadiens non seulement du Canada, mais aussi à ceux des États-Unis, qui se sont basés sur cette pre-
mière association Canadienne-française pour fonder celles établies dans les centres canadiens de la République Américaine.
Vers 1850, les ouvriers maçons s’organisèrent en société et, en 1852, la première société de bienfaisance, l’Union Saint-Joseph de Montréal fut fondée. Elle n’existe plus.
Vers 1874, les menuisiers et charpentiers se formèrent en société et de cette dernière Organisation se fonda, en 1877, la Société des Artisans. Je serais très heureux de pouvoir donner ici un état complet de toutes nos sociétés canadiennes-françaises, non seulement du Canada, mais aussi des Etats- Unis; néanmoins le cadre restreint de ce travail ne me le permet pas.
Je me bornerai donc à donner, pour l'avantage de tous les membres qui composent nos sociétés de secours mutuels Canadiennes-françaises, et tous ceux qui voudront bien lire ce travail, un état sommaire des sociétés les plus en vue et les plus connues dans le monde de la Mutualité au Canada et aux États-Unis.
Je les citerai dans l’ordre alphabétique.
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ALLIANCE NATIONALE Bureau-Chef 395, ave Viger
Incorporée 27 février 1893 à Québec, Montréal. Charte Fédérale et Licence. Ottawa, ler janvier 1918
Assurance de 8250.00 à 85,000.00
Coût de l’administration en 1918 $44,303.65 Coût de l’administration en 1918
D RE... $ 1.64 Mortalité par 1000 membres en
ne ds 17.94 Moyenne d'âge, le ler janvier