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ces sociétés locales Saint-Jean-Baptiste, Saint-Joseph et autres qui n’ont pas adopté la science méthodique moderne pour assurer des résultats notables à leurs membres, car en plus de cette bienfaisance saine, digne, qui permet de recevoir, le sociétaire à un droit à exercer, et il pourra l’exercer qu’en autant qu'il rencontrera les obligations qu'il a contractées envers sa société laquelle, en retour lui doit tous les avantages qu’elle lui a promis lors de son admission.
En plus de ses obligations financières que le sociétaire a contracté envers sa société lors de son admission, il s’est engagé à lui donner tout son appui, tout le concours et l’aide possible pour prospér2r et augmenter son effectif. Il a promis l’assistance aux assemblées, l’aide sincère à ses confrères, Le
Que constatons-nous de nos jours, une indifférence presque complète de nos socié-
k nées et ce qui se pratique encore au sein de d
taires vis-à-vis de leurs sociétés.
On semble croire que ayant payé des contributions, il importe peu d'augmenter les effectifs. On laisse cette partie importante de nos obligations aux organisateurs.
Cette constatation 2st malheureuse.
Il est à souhaiter que l’on revienne aux jours d’autrefois, lorsque les sociétaires avaient à cœur à présenter et à faire admettre le plus grand nombre de membres possible. |
[1 faut aussi ranimer ceux des nôtres qui se sont refroidis, et retenir ceux qui veulent nous échapper.
Sans doute l’année qui vient de finir a été une cause d’'ennuis pour un grand nombre.
La guerre, la conscription, la grippe ont jeté le désarroi dans les rangs de toutes les sociétés, mais avant cela une des causes malheureuses de l’abandon d’un grand nombre a été le réajustement des taux.
Ces réajustements étaient absolument nécessaires, ceci est maintenant admis de tous, mais dans certains cas, ils auraient pu être faits plus judicieusement, et plus favorable aux vieux membres, dont un bon nombre n'étaient pas en mesure de faire face à cette discordante musique.
Il est à espérer, et je crois même que l’on peut en être certain, qu'avec le système d’une réserve adéquate, d’une solvabilité assurée, nous n’aurons plus à craindre la répétition d’augmentations nouvelles sur les primes ou cotisations actuelles. Un autre
problème important agite aussi les administrateurs de nos sociétés, c’est celui de l'assistance aux assemblées.
Aujourd’hui on ne va plus aux assemblées.
L'esprit de corps se meurt. Pour quelle raison? Il est extrêmement difficile de le dire. En dépendrait-il de l’inactivité des officiers des nombreuses branches locales établies un peu partout; de leurs manières de procéder, du ‘'ésintéressement, de l’indifférence, de désappointements ou de dissatisfactions, ou, encore de l’insistance des officiers locaux de maintenir en office des membres éloignés du centre des opérations de leur bureau, ou qui acceptent avec répugnance.
Il y a certainement une cause, et on désire, en haut lieu, la trouver, et y remédier. Si donc quelques-uns des ‘ecteurs de La Mutualité ont une solution, un remède à offrir, ils sont les bienvenus. Si cette solution arrive, j'aurai, je crois aider à résoudre un problème très important en Mutualité.
Je disais plus haut qu'il est à souhaiter que l'on revienne aux jours d'autrefois, néanmoins, je crois avoir exprimé une utopie Car il s'opère actuellement une évolution tellement contraire aux coutumes primitives
des sociétés que, tous les vrais mutualistes en sont étonnés, et ils semblem croire que cette évolution est même devenu nécessaire, pour la gouverne de nos sociétés, comme pour leur prospérité et leur solvabilité.
Des problèmes très importants sont à l'étude : ainsi, celui des effectifs qui se divise en deux parties, premièrement, celui de trouver le moyen de retenir les membres dans nos associations, et secondement, celui de recruter de nouveaux membres. Lorsqu'il est devenu absolument nécessaire pour une société de réajuster ces taux, afin d’assurer sa solvabilité, on doit donner tous les avantages possibles aux membres avancés en âge qui sont toujours ceux-là qui en sont le plus affecté, car leur revenu est sensé diminué rapidement. Ces membres devraient être aidés par des répartitions sur les revenus des Associations, ainsi que ceux des nouveaux membres. Actuellement, presque toutes les Sociétés réalisent de 52% à 614%, sur leur actif. Les taux sont calculés à 4%. Pourquoi n’emploiraiton pas ce surplus pour secourir les vieux inembres ? Le taux de la mortalité chez les nouveaux admis est aussi plus bas que l'indique les tables mortuaires. Pourquoi
aussi ne pas employer ce surplus pour venir en aide aux membres âgés. De plus, maintenant que les taux de cotisation de nos sociétés sont suffisants, car les réajustements infèrent cela, il y a nécessairement accumulation d’une réserve au crédit de chaque membre. Beaucoup de membres laissent leurs sociétés et leurs réserves restent à l'Association. Alors, comme nos sociétés n'ont pas encore commencé à accorder des options en numéraire, ou des certificats acquittés, excepté dans quelques cas, ces réserves constituent des sommes assez rondes qui pourraient être utilisées judicieusement en aidant ceux sur lesquels ces hauts réajustements sont un fardeau sérieux.
Lorsqu'une société a subi avantageusement le rajustement de ses taux et que sa réserve le lui permet, elle devrait accorder à ceux de ses membres qui veulent se retirer l'option en numéraire ou un certificat acquitté d’une partie de leur réserve. Je dis une partie de leur réserve, car comme ce sont généralement ceux qui sont le plus souvent en bonne santé, qui abandonnent et que la mortalité chez ceux qui restent augmente, l’autre partie de la réserve de
ceux qui se retirent doit être retenu pour contrebalancer cette perte.
On peut prétendre en certain quartier que re,nettre une valeur en argent, tendrait à augmenter les retraites (‘es membres.
Il n’en est pas ainsi, car si un membre sait qu’une partie de ses contributions lui seront retournées, il s’objecte bien moins à en continuer les paiements; tandis que, sachant que malgré le temps qu’il demeurera membre, s’il abandonne, il perdra tout ce qu’il a payé; ceci exerce sur lui une influence néfaste. Les agents d'assurance, les journaux financiers et même les journaux quotidiens lui chantent cela tous les jours. La probité et des méthodes saines d’affaires conservent la confiance des membres, comme elles assurent la bonne volonté et la confiance du public dans toutes les phases de la vie. Le but principal des sociétés mutuelles étant de protéger et de retenir leurs membres, le système de certificats acquittés est préférable aux paiements en argent.
Beaucoup de membres abandonnent parce que personne ne s'occupe d'eux. Il est admis que les officiers d’autrefois étaient plus diligents plus zélés, que ceux de nos
jours malgré qu’ils soient assez généreusement rémunérés. Un officier négligeant et imprévoyant, est très souvent l: cause de la perte non seulement de plusieurs membres, mais, malheureusement quelques fois la dissolution de tout un corps. C'est pourquoi l'officier préposé à la gouverne financière d’un corps devrait être en même temps le représentant direct, l'agent du Bureau- Chef de l'Association qu'il représente et être payé par ce bureau.
Je crois que certaines sociétés, entre autres ‘Alliance Nationale, ont adopté ce mode et qu’elles s’en trouvent bien.
Il faut bien admettre que l'influence des réunions décline tous les jours, et qu’en bien des cas elle est presque éteinte. Comme je le disais plus haut, l'esprit de corps n'existe plus. Cette tendance est accentuée par les nombreuses places d’amusements et aussi par le nombre toujours croissant de nouvelles organisations, de clubs, de théâtres, de vues animées, etc., qui attirent plus l'attention et l'attraction du peuple en général pour ces représentations frivoles et bien souvent d’une malheur. 15e malignité et qui enlèvent à la vraie Mutualité les travailleurs volontaires dont les sociétés ont
autrefois tant bénéficié. Voilà une des causes malheureuses que subissent, à leur désavantage, nos sociétés de secours mutuels canadiennes-françaises. Un représentant du bureau-chef ou un agent dans chaque bureau local devrait avoir assez d'influence pour contrebalancer cette tendance défavorable. Ce qui a le plus d’attraits, maintenant, c'est la spécialisation, afin de faire face à la compétition intense qui se pratique; c'est pourquoi il est nécessaire que chaque bureau local ait un homme compétent et responsable pour proinouvoir les intérêts de la société qu’il représente.
Les désappointements et les dissatisfactions ont été aussi pour beaucoup dans la perte des membres. Il y a une trentaine d'années, beaucoup joignirent les diverses sociétés de cette époque dont les taux étaient très peu élevés. On leur disait, dans ces temps-là que les taux étaient suffisants et qu'il était mieux pour eux de garder la réserve dans leurs poches, que de la verser dans le trésor de la société. Le jour des désillusions arriva; mais avant son apparition, une grande partie des premiers membres de ces sociétés étaient devenus vieux et ce fût alors une tâche ardue de convain-
cre ces vieux membres qu'il était devenu nécessaire pour eux, de payer le double et même quelquefois une cotisation trois fois plus élevée lorsque durant des années on leur avait assuré qu’ils payaient assez.
Les sentiments de mécontentements induisent aussi un grand nombre de membres à abandonner leurs sociétés. Un certain nombre ont été forcés d'abandonner parce qu'ils ne pouvaient pas payer les nouvelles cotisations. Plusieurs conclurent qu'ils avaient été trompés et que l'augmentation des taux était faite pour se débarrasser d'eux, maintenant qu'ils étaient devenus vieux. Ilest bien vrai que ces vieux membres ne payaient pas assez, mais il est aussi également vrai, qu’il leur a été donné à entendre qu’ils payaient suffisamment. Un moyen bien plus juste, je crois, pourrait être employé, qui satisferait les vieux membres et qui ne serait point de nature à faire tort aux sociétés, ni préjudiciables à leur finance. Que les sociétés déterminent à quel taux ces membres auraient dû être admis. Chargez-leur la différence entre ce qu'ils ont payé et ce qu'ils auraient dû Payer y ajoutant 407 d'intérêt, et à leur décès vous diminuerez cette différence sur
leur certificat. Il est vrai que pour ceux qui laissent leurs sociétés, celles-ci ne reçoi-
aussi un facteur important. L'autre pro-
blème qui a aussi une très grande importance est celui du Recrutement.
La grande compétition du jour pour tous ce qui est offert aux peuples de tous les pays, n’a plus de limite, elle ne connaît plus de borne. C'est, comme le dit si bien un de mes éminents colloborateurs, M.
Félix Marois, dans son article sur les « Grands avantages de l'Association », au commencement de ce livre, le Struggle for Life. Il faut que, pour ce qui regarde nos Associations mutuelles, elles s’assurent si elles possèdent bien tous le: éléments nécessaires pour donner au public ce qu’il désire, ce qu’il veut acheter, et si les méthodes qu’elles emploient pour arriver à leur but sont acceptables pour le plus grand nombre.
L'éducation du peuple s’est faite, elle se poursuit continuellement encore. Il y a des milliers d’agents gagnant leur vie à vendre de l'assurance: ils sont vigilants et prompts à s’emparer de tous les points vulnérables qu’ils peuvent saisir et attaquer. Ces agents, de concert avec les journaux financiers, comme dans les colonnes de la finance des quotidiens ont poursuivi une Campagne continuelle d'éducation sur ce sujet et il en résulte que le champ du travail d’aujourd’hui n’est plus celui que nous
avions il y a trente ans. Malgré tous les beaux discours, la logique la plus serrée, une éloquence des plus grands maîtres, il devient difficile d’induire les aspirants à joindre les sociétés dont les systèmes ne sont pas modernisés et améliorés au point d'être supérieurs même à aucun mode d’assurance-vie. Les sociétés mutuelles sont obligées aujourd’hui d'opérer sur un système de cotisation qui n’augmentera point. Malgré l’avancement en âge, de leurs membres, car ceux qui veulent devenir sociétaires ne veulent plus d’augmentation des taux. Heureusement, il n’y a plus à en douter aujourd’hui, et il n’y a pas de raison pour aucune société de faire des affaires qui ne soient point sur une échelle adéquate de revenu. Si donc, des Associations n’ont pas encore adopté ces réformes, qu'elles s’empressent de le faire et alors, elles pourront dire à leurs membres :
« Vos taux n'augmenteront jamais. »
Les systèmes d’assurances adoptés aujourd’hui par presque toutes nos sociétés mutuelles canadiennes-françaises et franco-américaines sont des plus élaborés et perfectionnés et certainement supérieures sous plus d'un aspect à aucune des sociétés neutres
qui opèrent au Canada et aux États-Unis.
En plus des secours en maladie que toutes nos sociétés paient religieusement et promptement, nos sociétés émettent n'importe qu'elle genre de certificats ou de polices.
On assure même maintenant les enfants et lorsque l’on constate que les compagnies d'assurance Métropolitaine et Prudential détiennent environ $700,000,000 d’assurance en force sur des vies d’enfants de un an à dix ans, il est bien juste de croire que ce genre d'assurance est important et payant.
Que nos compatriotes sachent donc profiter des avntages que leur offrent maintenant nos sociétés mutuelles qui peuvent assurés leurs enfants avec autant de garantie que ces compagnies, sinon plus, et ce, à des taux moins élevés et qu’ils les assurent dans les sociétés mutuelles canadiennesfrançaises, etc. L’exactitude, la ponctualité et la promptitude dans le paiement des bénéfices en maladie sont encore des raisons majeures qui encouragent les membres à demeurer fidèles à leurs associations.
Sans doute les préposés à l'exécution de ces réclamations doivent être vigilants, même experts, en la matière, s'ils ne veulent pas qu'il leur en soit imposé et ils le sont
généralement dans nos sociétés, car je remarque que, tout en faisant rigoureusement honneur aux réclamations de secours qui leur sont présentés, certaines de nos sociétés accumulent de fortes sommes à l’avoir de cette caisse.
Comme moyen de recrutement nous avons tous très souvent entendu ces discours enthousiastes que chaque membre devait se faire un devoir de recruter au moins un nouveau mérnbre par année et ainsi doubler l'effectif de son bureau. Ces espérances se sont-elles jamais réalisées, je ne le crois pas. Elles ne se réaliseront jamais. Il est donc devenu nécessaire, maintenant d’aller chercher les aspirants et pour cela il faut des organisateurs compétents, sobres, honnêtes et qui par leur conduite et leur savoir faire inspirent la confiance du public.
Plus que jamais les Sociétés fraternelles deviennent des organisations qui doivent être conduites suivant des méthodes d’affaires, elles prospèreront qu’en autant qu’elles suivront ces principes. Il est grandement temps que l’on agisse ainsi. On nous dit que l’après-guerre est le temps de la Reconstruction, alors agissons, égrenons ce . qui peut encore rester de mauvais grains
dans nos épis, et lorsqu'ils seront sûrement purifiés de tout ce qui les rends aujourd’hui lourds pesants et malsains, nous pourrons les offrir sans crainte à tous les hommes de bonne volonté.
Lorsque les compagnies d’assurances-vie américaine admettent publiquement que la période du premier quartier de l’année 1919 a été marquée d’une surabondance d’affaires sans précédent dans l’histoire de l'assurance. Que l'expérience des plus vieilles compagnies conservatrices qui ont écrit de l’assurance depuis trois quart de siècle et ont établi un commerce stable, presque sans changement, les porte à croire que ceci est un rêve, car le montant d’assurance écrit a doublé, que devons-nous enser. Le Spectator de New-York, une autorité en assurance, dit ce qui suit: «Les affaires ordinaires d’assurance se sont élevées à la somme de $4,708,186,463, une augmentation de $726,839,077, tandis que l'assurance industriel a fait $1,046,715,996, un excédent de plus $85,000 sur les affaires de l’année dernière. Les 223 compagnies en affaires terminèrent l'exercice de l’an dernier avec $24,287,845,010, d'assurance ordinaire en
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force et de $85,562,200,071, de risques d’assurance industrielle.
Ces chiffres démontraient une augmentation d’assurance en force durant l’année 1918 s’élevant à $2,267,020,813, d’assurances ordinaires et de $454,938,213, d’assurances industrielles. Ces excédents rejettent en arrière et dans l’ombre tous les records précédents. Ainsi, disent les hommes compétents en assurance, il est impossible de regarder le premier quartier d’affaires de nos compagnies sans un sentiment de réalité et d'importance dans le changement d’attitude du public envers l’assurance-vie. Différentes causes, nécessairement y ont contribué. Les officiers des compagnies d’assurance de l’État du Massachusetts s'accordent à dire que l’influenza et le Bureau d’Assurance des Risques de Guerre, en sont la cause. En voilà certainement assez pour démontrer le travail que nous avons à faire si nous voulons consolider nos forces. Le bon grain a été semé parmi nos populations canadiennes-françaises et franco-américaines; il a germé, levé et il est maintenant mûri alors, coupons-le donc de suite avant que les faulx étrangères
abattent cette riche moisson dont nous avons tant besoin.
Ncs populations, notre race est une de celles que l’on désire dans les organisations de ce genre, dans les sociétés neutres, parce qu'elle est saine, pleine de feu, de vigueur et d'énergie et que la vie régulière et économe du peuple canadien lui fait attendre le vieil âge.
Il manque encore aux canadiens, comme le disait ce même mutualiste, dont j'ai déjà cité les écrits :
«Il nous manque, nous, canadiens-français, un peu de cet esprit d'association qui rallie toutes les forces vitales d’une nationalité dans un même faisceau; il faut nouer entre tous les Canadiens, les liens d’une solidarité parfaite, noyer ces petites jalousies intestines que nous nous ménageons malheureusement trop souvent. Ce rôle est en grande partie échu à la Mutualité.
«Par elle nous apprenons à nous connaître et à nous unir plus étroitement, nous nous entr'aidons les uns les autres et la certitude que ceux des nôtres qui nous survivront ne Seront pas à la merci de la misère; nous donne une consolation morale qui allège de beaucoup le poids de nos fatigues. »
Ces belles paroles, ces sentiments. si élevés en faveur de la Mutualité, prouvent à l'évidence, Ce qu'elle est : Excellente, Pratique, Inépuisable.
Il me reste maintenant à dire :