DE LA FACULTÉ DE PÉNÉTRER LES CORPS
une loi plus générale et plus profonde, celle de l'impénétrabilité des corps. On raconte dans la Vie de saint Domi- Sainte Dominique.
nique que le saint , pendant la guerre des Albigeois , revenant un jour d'une bataille avec son compagnon, un. frère lai Cistercien, arriva le soir devant une église dont les portes étaient fermées. Ils se mirent tous les deux en prière , et au bout de quelques instants ils se trouvèrent avec admiration dans l'église sans que les portes se fussent ouvertes. Après avoir rendu grâces à Dieu, ils passèrent toute la nuit à prier Dieu et à chanter ses louanges. (Sa Vie,
par Janseius, liv. II, c. xm.) Le bienheureux Maurice, de Le Bienheu-
reux l'ordre des Frères Prêcheurs, reçut un jour l'hospitalité Maurice
chez un homme pieux nommé Benoît, qui demeurait à Waizen sur le Danube, en Hongrie. Celui-ci, voulant voir ce que son hôte faisait pendant la nuit, entra dans sa chambre, et ne le trouva point. Il parcourut toute la maison ; les portes étaient bien fermées, et cependant il ne trouvait Maurice nulle part. Soupçonnant ce qui était arrivé, il alla à l'église, et l'y trouva, à son grand étonnement, plongé dans la prière. Le prêtre qui la desservait lui dit qu'il était entré les portes fermées. (Steill, 20 mars.) Claire d'Agolantibus, fondatrice du couvent claire
des Anges à Rimini, avait coutume, après avoir vaoué d'Agolantibus.
pendant le jour à ses occupations , de se retirer dans un
jardin pour se donner la discipline, et pratiquer d'autres
pénitences devant l'image de Notre-Seigneur. Les sœurs ,
voulant l'en empêcher, fermèrent la porte du couvent avec
soin; mais, chose étonnante, lorsque la nuit fut venue,
Claire, emportée par l'Esprit, passa à travers les portes
fermées et les murs, et entra dans le jardin, au grand
étonnement des religieuses, qui furent témoins du fait, et