DU DOIS DE PROPHÉTIE ET DE GUÉRIS01H
« ver ne son royaume par sa propre puissance. Beaucoup « d'hommes retourneront alors à la discipline et aux cou- « tûmes des anciens. Mais il ne s'écoulera pas beaucoup « de temps jusqu'à ce que paraisse ce fils de la perdition « et de l'infamie, qui s'élève au-dessus de tout ce qui est « appelé Dieu, et jusqu'à ce qu'enfin Dieu le tue du souffle « de sa bouche. »
Le don de guérir les malades , lequel se produit si souvent chez les mystiques, n'aurait besoin ici d'aucune mention particulière, si nous n'avions à citer un exemple on ne peut plus remarquable sous ce rapport. C'est celui de saint
s. Sauveur Sauveur d'Horta. Né en Catalogne, il reçut la première d Horta. mojij£ je son nom par une sor^e je pressentiment de ce
qu'il devait être un jour, et la seconde de son entrée comme frère lai dans le couvent des Récollets , à Horta. Il avait fait son noviciat avec une grande ferveur, et s'y était exercé d'une manière admirable à la pratique de toutes les œuvres de charité et de miséricorde, soit envers les frères du couvent, soit à l'égard des personnes du dehors.
Le peuple sembla avoir deviné de bonne heure, par une sorte d'instinct, le don qui résidait en lui; car peu de temps après qu'il eut fini son noviciat, les malades accouraient déjà en foule à Horta ; de sorte qu'un jour il s'en trouva deux mille ensemble dans le même lieu; et il les guérit tous en les bénissant au nom de la sainte Trinité, après qu'ils se furent confessés et approchés de la sainte table. Il continua de guérir ainsi les malades pendant plusieurs années, et le nombre en monta une fois, à la fête de l'Annonciation, jusqu'à six mille. Bien plus, une autre fois, à Valence, sur la place devant le couvent de Sainte-