‹ La mythologieChapitre 62 sur 138 · Iliade, XX11I · texte numérisé non relu

Iliade, XX11I

les parties du monde. Les hommes qui jouissent de ce privilège sont aussi ceux qui peuvent se changer eux-mêmes et changer les autres en animaux. Ils commandent même au temps; ils sont regardés , dit un vieux missionnaire français , « comme de vrais Jupiters ayant dans leurs mains l'éclair et le tonnerre ! . » Ils font le beau et le mauvais temps et surveillent les énormes animaux qui, chez les anciens Perses et les Aryens de l'Inde, comme chez les Zoulous et les Iroquôis, accordent ou retiennent la pluie et tonnent au moyen de leurs ailes immenses dans la région des nuages.

Nous sommes maintenant en état de récapituler les idées des sauvages sur les relations de l'homme avec le monde. Au début de cet examen, nous avons vu que les sauvages regardent le ciel, le vent, le soleil, la terre, etc., comme des hommes réels; nous avons alors demandé quelle sorte d'hommes c'étaient et quels pouvoirs on leur attribuait. Le résultat de notre étude est, en définitive, celui-ci: le ciel, le vent, le soleil, la mer et beaucoup d'autres phénomènes étant aux yeux des sauvages des êtres personnels, possèdent tous les pouvoirs attribués aux personnes réellement humaines. Ces pouvoirs et ces qualités sont : 1° relations avec les animaux et faculté de se transfor-

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