‹ La mythologieChapitre 67 sur 138 · Rig-Veda, IV · texte numérisé non relu

Rig-Veda, IV

2. Comparez la légende germanique rapportée par Grimm [au sujet de YAlraun (Mandragore) : Deutsche Mythologie, 4 e édit. Berlin, 1876, p. 1007] et la légende gallophrygienne de l'amandier rapportée par Pausanias [VII, 17, 11-14. M. F. Liebrecht, dans son édition des Otia imperialia de Gervais de Tilbury (Hanovre, 1856), a réuni (p. 69 et suiv.) toute une série de traditions analogues. Voir aussi A. Lang., Custom and Myth., p. 143-155. Moly and Mandragora.]

M. Hahn cherche à prouver, à l'aide des ressources dangereuses de la philologie, que le nom signifie en réalité Rouge-Aurore ; ce serait une façon hottentote de parler de l'infini. Les arguments philologiques avancés sont extrêmement faibles et nullement convaincants. Admettons cependant , pour permettre la discussion, que les anciens Hottentots ont vénéré l'infini sous la forme de l'aurore, qu'ils ont oublié ensuite la signification des termes et ont fini par croire que les mots dont le sens véritable est Rouge-Aurore, veulent dire Genou- Blessé; il nous faudra néanmoins reconnaître que le croyant a assigné à sa divinité tous les attributs d'un ancêtre sorcier. Bref, Rouge- Aurore, si Rouge- Aurore il y a, est une personne, et une personne sauvage adorée exactement comme les pères et les grands-pères réels des Hottentots. Nous devons donc expliquer sa légende d'après ces principes et non comme une allégorie de l'aurore considérée sous la forme où elle apparaît aux peuples civilisés. Relativement à Gaunab, l'Ahriman de l'Ormuzd Tsui-Goab, M. Hahn donne deux opinions distinctes. Gaunab fut jadis un esprit malveillant et funeste 1 . Puis il déclare que Gaunab est « le ciel nocturne. 2 ». Mais peu importe que nous regardions Gaunab, Heitsi-Eibib et Tsui-Goab comme des re-

Page 1