‹ La mythologieChapitre 83 sur 138 · Rig-Veda, x · texte numérisé non relu

Rig-Veda, x

5. h, 5, 1, 1. [La même légende est racontée dans le Mahâàhârata, IX, 2430 et suiv. Muir op. cit. IV, p. 222.]

dieu. Le soma déplut à Indra ; la partie qu'il n'avait pas bue devint le serpent Vritra, son grand ennemi ; Indra le coupa en deux et fit la lune d'une moitié de son corps. Ce serpent dévorait toute chose, de même que Kwai-Hemm dans la mythologie boschismane. Si cette invention est d'origine sacerdotale, la personne qui l'introduisit dans le Çatapatha-Brâhmana devait être retournée à la condition intellectuelle des Boschismans.

Dans son combat avec Vritra, Indra perdit de sa semence qui tomba à terre et produisit les arbres et tous les végétaux \ De même les plantes, chez les Iroquois, sont faites des parties enlevées à Chokanipok dans sa lutte avec Manabozho. C'est ainsi que les vignes sont ses entrailles. En Egypte, le vin était le sang des ennemis des dieux 2 .

L'esprit civilisé se fatigue bientôt de ce sujet; peut-être en a-t-on assez dit pour prouver que dans les traditions des adorateurs védiques le mythe d'Indra n'était pas dépourvu d'éléments irrationnels. Suivant notre opinion, toutes les légendes sur Indra n'ont pas nécessairement une liaison avec le caractère naturaliste que prête à ce dieu notre pensée moderne. Les légendes sont des restes d'un temps où les phénomènes naturels étaient regardés comme des personnes et même comme

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