Tailtiriyâ Samhitd, h
2. On trouve les versions aryennes Je ces légendes dans le Çatapatha-Brdhmana. {Sacred Books of the East, xn, p. 176.)
des personnes sauvages, et devenaient le noyau de fables.
L'espace nous manque pour raconter les légendes également puériles et barbares de Vishnu, d'Agni, les amours de Vivasvat sous la forme d'un cheval, les aventures de Soma et les amours védiques de Purûravas et d'Urvaçî qu'on peut mettre en parallèle avec certains mythes sauvages *.
i. Voir plus loin, chap. vi,p. 222-224. Pour l'étude de la mythologie hindoue, il faut citer avant tout la grande collection de Muir, Original Sanskrit Texts (5 vol., 2 e édit., Londres, 1872), la traduction allemande du Rig-Veda, par M. Lu dwig et la traduction de YAitareya Brdhmana, par M. Haug (Bombay, 1862). Les poèmes épiques (le Mahâbhârata et le Râmâyana) et les Purânas sont d'une date bien postérieure, et sont pleins de divinités inconnues aux textes les plus anciens, ou n'y ayant pas pris tout leur développement. Il est fort regrettable que YAtharva- Véda n'ait pas encore été complètement traduit. Il contient des formules magiques et des incantations, et doit renfermer des documents d'une très haute antiquité. [Il est divisé en 20 livres, dont le 1 er , le 2 e , le 3° et le 14 e ont été traduits en allemand par M. A. Weber aux tomes IV, Xllï, XVII et V de ses Indische Studien; le livre 15° a été traduit également en allemand par M. Aufrecht, dans le tome I du même recueil. Cf. aussi Grill. Hundert Lieder des Atharva Veda (Tubingue, 1879). Enfin il faut toujours consulter La Religion védique d'après les hymmes du Rig-Veda, par M. A. Bergaigne et Les Religions de VInde, par M. A. Barth.]
§ 4. — Mythes grecs.
Si un peuple ancien atteignit les dernières limites de la civilisation, ce fut certainement le peuple grec. Cependant, dans sa mythologie et sa religion, nous trouvons de nombreux restes de coutumes et de mythes sauvages. Pour la religion, il suffit de rappeler les traces de sacrifices humains et le culte de grossières pierres fétiches. On peut dire que les sacrifices humains à Salamine, dans Tîle de Chypre et à Alos, dans l'Achaïe-Phthiotide, ont continué presque jusqu'à la conversion de l'empire romain *. Pausanias semble avoir trouvé les sacrifices humains encore en vigueur en Arcadie au 11 e siècle de notre ère : « A Pautel du mont lycien, ils sacrifient à Zeus d'une manière qu'on ne peut dire, et j'ai peu de goût de me mêler à ce sacrifice. Mais laissons les choses telles qu'elles sont et telles qu'elles ont été dès le commencement. » Or, « dès le commencement » le sacrifice, selon la tradition arcadienne, a été un sacrifice humain. En d'autres endroits, il y a des transformations évidentes de tels sacrifices comme à l'autel d'Artémis l'Implacable à Patrae, où Pausanias vit