‹ La mythologie (volume 2)Chapitre 21 sur 77 · COMUS, MOMUS · texte numérisé non relu

COMUS, MOMUS

Cornus , ilieu des plaisirs de Ib Ubte et de li bonne chère , préside au\ festins. M était gurtoul honoré de ta jeunesse débauchée qui, pour le fêter, courait ta nuit en masque, au son des insti^ments, et en frappant à lo porte dus demeures. Jeune, gras, la (été couronnée de roses, ta face enluminée par le vin, il tient un flamlicnu il la mnin , et s'appnie sur un pieu.

Momus , son compagnon , est le dieu de la joie p(

des bons mots. Il est le boufTon de F Olympe. On le dit fils du Sommeil et de la Nm't. Il a pour coiffure un bonnet phrygien orné de grelots ; un mas-

que est dans Tune de ses mains; de l'autre , il agite une marotte , symbole de la folie. Ce dieu moqueur critiquait sans ménagements les dieux aussi bien que les hommes. Minerve ayant fait une maison , il trouva quelle était mal imaginée, puisqu'on ne pouvait la changer de place quand on avait un mauvais voisin. Neptune avait créé le taureau : le dieu railleur dit que cet animal devait avoir les cornes devant les yeux, ou du moins aux épaules. L'homme même, ce chef-d'œuvre de Vulcain, lui sembla imparfait : il lui manquait une fenêtre au cœur. Enfin, il critiqua la chaussure de Vénus, sans oser s'attaquer à la beauté de la déesse.

Momis a été chanté bien des fois, tantôt par les esprits fins et railleurs qu'il inspire , tantôt par les jeunes débauchés ; mais il occupe dans les fictions poétiques un rang plus élevé que Cornus. On l'honorait à Rome, et il était d'usage de lui faire des libation^ avant de commencer un festin nocturne.

Nous ne dirons rien ici de quelques divinités secondaires qui se trouvaient invoquées dans les fêtes joyeuses ; nous aurons occasion de les placer parmi les divinités allégoriques.

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