LES GRACES
Les Grâces , filles de Jupiter et de Vénus , présidaient aux jouissances de Tesprit et à celles du cœur. Ainsi , l'orateur recevait d'elles la justesse et l'élégance des pensées; l'artiste, le bon goût; le sage, cette bienveillance aimable qui prête des charmes à la vertu ; le riche , l'amour de la bienfaisance et l'art de donner ; le pauvre , la gaieté , la patience ; la jeune fille , la candeur et la modestie ; le guerrier, le courage uni à la modération.
Le culte des Grâces semble avoir pris naissance sous l'influence des idées samothraciennes ; puis Élis, Périnthe, Perge, Delphes et Rome adoptèrent les trois sœurs. On supposait qu'elles étaient restées pures ; cependant Homère donne à la plus jeune le Sommeil pour époux. Dans les sacrifices, ou mêlait souvent des oflVandes pour elles aux victimes immolées à Bacchus , à Mercure , aux Muses et à Apollon. Les héros de Sparte , avant de livrer le combat , sacrifiaient à l'Amour et aux Grâces. On les invoquait à table , et l'on buvait trois coups en leur honneur.
LA HYTIIULOUII-:. i:n
Elles se nommaient Kuphrosiiie, A^lui^ Ttiulie, Les grands statuaires en ont fait des groupes charmanU. Socrate, lui-même, avant de se livrer à la philosophie , avait manié le ciseau et représenté ces (rois jeunes filles bdies , sveltes , au front pur, au visage riant, aai bouches mignonnes , au corsage de vierge, nues, tes cfaeveui négligemment noués sur la tâte, se tenant tes mains dans une attitude gracieuse; car
Rien ne peut désunir l'amilié qui les joiat; Chaque Grâce à sea sœurs Borafalc élro né<'«ssain<.
Il iaul les réunir pour plaire :
Qui n'en a qu'une n'en a poiol.
DsiiousTiEn.
Elles portent ordinairement une branche de myrte et des roses, Heurs qui leur sont consacrées.
i:» LA MYTHOLOGIE.