‹ La mythologie (volume 2)Chapitre 69 sur 77 · H\!« D*W'A1«DE · texte numérisé non relu

H\!« D*W'A1«DE

Alors , se rasseyant et ramassant son havre-sac :

— iMon cher Renignus Spiagadr)' , dit-il , pendant qoe ce jeune lynx ne vous voit pas , et que vous êtes sed, hâtez-vous de briser Fincommode enveloppe de fer qni vous empêche de prendre i)ossession, oculis et manu, du trésor renfermé sans doute dans cette cassette. Quai il sera délivré de cette prison, il sera moins lourd à porter et plus aisé à caciier.

— Déjà , armé d*unc grosse pierre , il s'apprêtait à bristr le couvercle du coffre , quand un rayon de lumière , lonl)ant sur le sceau de fer qui le fermait , arrêta tout à coop le concierge antiquaire.

— Par saint >Villebrod-le-Numismato, je no me trompe pas. s*écriait-il en frottant vi\emenl le couvercle rouilla, ce sont bien là les armes de Griiïcnfeld. J'allais faire une grande folie de rompre ce sceau. Voilà i)eut-être le s«il modèle qui reste de ces armoiries fameuses bris<''es en I67fi par la main du bourreau. Diable! no touchons |)asàci^ couvercle. Ouolle que soit la valeur des objets (jull cache, à moins que , contre toute probabilité , ce ne soient des monnaies de Palmyre ou des mi^lailles carthaginoises , il est certainement plus précieux encora Me voici donc seol propriétaire des armes maintenant alx)lies do Griiïenfelii! — Cachons soigneusement ce trésor. — Aussi bien je trouverai |)eut-ètre queUpie secret jwur ouvrir la cassette >ai» connnellro de \andalisme. Les armoiries de Griiïenfrld! Oh oui ! voilà bien.la main de justice , la balance sur champ de gueules... Quel l)onheur!

A chaipie nouvelle découverte héraldique qu'il faisait en dérouillant le vieux cachet , il ]>oussait un cri d'admiration ou une exclamation de contentement.

— Au nio>en d'un dissolvant .j'ouvrirai la serrure .san< briHT le sceau. Ce sont sans doute les tn'»sors do re\-rbaih

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ceIkT. — Si quelqu'un , tenté par l'appât des quatre écus syndicaux , me reconnaît et m'arrôtc , il ne me sera pas lifficUe de me racheter. — Ainsi , cette bienheureuse caslette m'aura sauvé...

En parlant ainsi , son regard se leva machinalement. — fout à coup son visage grotesque passa en un clin d'œil de 'expression d'une joie folle à celle d'une terreur stupidc. Tous ses membres tremblèrent convulsivement. Ses yeux levinrent fixes , son front se rida , sa bouche demeura léante , et sa voix s'éteignit dans son gosier, comme une amière qu'on souffle.

En face de lui , de l'autre côté du foyer, un petit homme icait debout , les bras croisés. A ses vêtements de peaux snsanglantées , à sa hache de pierre , à sa barbe rousse et 1 ce regard dévorant fixé sur lui , le malheureux concierge irait reconnu du premier coup] d'œil TefTi-ayant personlage dont il avait reçu la^dernicre visite au Spladgest de )rontheim.

— C'est moi ! dit le petit homme d'un air terrible. — ]ette cassette t'aura sauvé ! ajouta-t-il avec un affreux oorire ironique. Spiagudry! est-ce ici le chemin de rhoctree?

L'infortuné essaya d'articuler quelques paroles.

— Thoctree!.... Seigneur.... iMonseigncurmailrc... j'y Hais... —

— ïu allais à AValderhog ! répondit Faulre d'une voix le tonnerre.

Spiagudry terrifié ramassa toutes ses forces pour faire m signe de tctc négatif.

— Tu ine conduisais un ennemi; inrrcil ce sera un k'i\anl de moins. Ne crains rien, fidèle guide , il te suivra.

Le malheureux gardien voulut pousser un cri , et put à peine faire entendre un murmure va;^ue et confus.

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