‹ La nappe et le torchon dramevaudeville en trois actesChapitre 2 sur 38 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

Les mêmes, ÉDOUMll), appuyé sur CHATENAY.

Édouard. Ce n'est rien, ce n’est rien, mes amis.

cbatebat. Allons, je Tois qu'il n'y a pas grand mal.

Édouard. Loisse-nous Georges.

ceoegfs. Monsieur...

Édouard, bus à Georges. Empfcclie-la de Tenir ici pt'uilanl que \1 île Chalenay...

ceubcrs. bas. Il snllit.

ÉDOr ard, bas à Georges. El surtout qu’elle ignore le petit acculent qui m’est arrivé.

gkorce-, bas. Soyez tranquille, IU. le Vicomte.

Il sort suivi des autre, domestiques.

Édouard. Parbleu ! je l’ai cchtipi ébrlle ..

sans un brave ouvrier qui s’rsl trouve lit, pour me remettre rn selle, an risque , lui même, tie se faite écra-er... ma fui, je n'iiat plus à Bourges sur un cheval que je nu connaîtrai pus.

cbatebat. Et moi, j’y retourne; je suis bien aise que ma voiture vous ail été utile, et d'avoir embrassé le fils de mon pins ancien ami. Sans adieu . nous noos reverrons, car voua files ici pour quelque temps.

Édouard. Pour la succussion de u a grand* inère, voilé tout.

cb ateb at. Oh ! la chicane vous retiendra plus que vous ne le croyei, et nous causerons de nos grands projets. Avant de quitter Paris tous avez vu ma nièce ?

Édouard, atec embarras. Oui, oui... cer-

tainement, et mademoiselle Amélie m'a

dit tous aroir écrit la Teille de mon départ.

cbatebat. C’est vrai... et dani saleltre, elle su plaint que tous la négligez un peu.

Édouard. Comment?

cbatebat. Ce n’est pas un reproche. ..jo sais ce que c'est que les folies de jeunesse. Tout cela sera réparé quand nous signerons le contrat.

Édouard, ilpart. Se douterait-il de quelque chose ?

cqatënat. Décidément, je tous quitte pour mes élections, car je suis dans les grandeurs depuis que nous noua sommes vus; je suis maire de Turly.

Édouard. Et le maire n'habite pat ta commune ?

cbaterat. Oh 1 j’ai mes deux adjoints.. .

le tonnelier et le vigneron , c'est plus d’autorités qu’il n’en faut pour on Tillage de quarante-cinq feux Du reste, je me rends iri dans les grandes occasions. Aujourd'hui, par exemple, je suis Tenu faire une levée en masse d’électeurs.

Édouard. Et les élections seront-elles bonnes?

cbatebat. Je réponds de mes administrés; rts sont tous dans le torchon.

Édouard. Dans le torchon 1 Je ne comprends pas...

cbatebay. Je vois, mon jeune ami, que TOUS avez oublié les traditions de notre vieux Berry; ici, en dépit des révolutions et des ehangemens, la société a toujours été divisée en trois classes bien distinctes, la noblesse, ia bourgeoisie et le peuple.

Ce dernier, qui n’est pas le plus bêle, a imaginé Irnis qualifications assez plaisantes. L' aristocratie . c’est la nappe ; la classe mitoyenne, c’est la serviette et mes pauvres administrés, qui sont de la dernière, se font presque gloire d'être dans le turchon.

É douais tn Très bien » très bien : En rffa,

je me rappelle. ..et le torchon prétend qu'il y a moins de taches sur lui que sur la nappe

cbatenat. C’est pour cela qu’il reul la frotter quelquefois. Mais, adieu, le temps se passe, et l'heure m’appelle.

Édouard, le reconduisant. J'aurai l’honneur de vous voir à Bourges.

cbatenat. Que toites-vous?

Édouard. Permettez...

cbatenat. Comme il vous plaira.

Air Au revoir.

San* adieu ! (bis)

J'ai l’espérance D’une heureuse alliance.

Sans adieu ,

A vaut peu,

J’embrasserai tua nièce et mon neveu.

Chalcnay tort ; Edouard U reconduit.

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