‹ La nappe et le torchon dramevaudeville en trois actesChapitre 22 sur 38 · SCENE VII · texte numérisé non relu

SCENE VII

Lu Mères excepté ANNA et devue verres.

André. Restez vous autres... M. le vicomte vous allez épouser ma sœur.

édooard. Monsieur...

ardré Ah! vousn’ m'appelez plusbeaufrère 4 présent... que ne me répétez-vous encore qu'elle est votre femme, votre femme légitime, vous avez cru peut-être en me faisant boire du punch chez vous et me livrant à la risée de tous vos amis, que je serais trop étourdi pour connaître la vérité... mois le punch fait parler les gens de la Nappe comme les autres ; je les ai entendus vos amis, ils ont eu l’audace de plaisanter sur ma sœur et sur vous ; ils disaient qu’elle était votre maîtresse.. . et j’ai eu le bon sens de dévorer cet affront. . . mais si je n'ai rien dit chez vous, c’était pour mieux crier chez moi... oui , je veux crier bien haut, que ma sœur est votre maîtresse. .. Je veux que tout le monde l’entende . parce que je veux que tout le monde dise comme moi, M. le vicomte est un honnête homme.

Édouard. Monsieur, si vous étiez venu me dire tout cela chez moi, j’aurais peutêtre consenti 4 faire ce que vous demandez... mais ici , m’attirer dans un piège, dans un guet-A-pens.

andré. Dans la maison de notre père, monsieur.

Édouard. Il faut mettre un terme 4 un scandale que tout le monde voit ici avec peine , quand même je consentirais, rien n'est en règle, ainsi...

André. Au contraire M. le vicomte , tout est parfaitement en règle... je n’avais pas besoin de votre autorisation pour faire lever votre extrait de naissance, et celui de ma sœur; vous lui avez fait une promesse de mariage 4 ma sœur... cette promesse je la *iii ni arrachée, cela a su EU pour faire publieriez bans... car elle et vous, n’avez ni père ni mère, et pouvez vous maiier sans le consentement de personne. Oh!

je suis bien instruit , allez . . j’ai consulté avant de rien faire; les bans sont publiés depuis dixjours.

Édouard. Use pourrait?

André. Ah! voilà c’ que c’est que de n’ pas aller r’g.<rder au petit treillage de la mairie. Vous n’ vous doutiez pas que vous étiez affiché... vous 1’ voyez, tout est en règle, il ne vous manque plusque de dire :

oui.

édotard. Je ne le dirai pas.

André. Vous ne le direz pas.

Édouard. Non... on n’obtiendra rien par Jcs menaces.

andré. Mais je le veux, moi.

cbatenay. Taisez-vous , André.

andré. Mais mon parrain...

cbatenay, Taisez-vous, et laissez-tnol faire.

Il emmène Édouard sur le devant de ta scène , tant le monde veut soi tir.

andré tenant la porte. Que personne ne sorte, je veux que ça finisse comme ça a commencé, devant tous.

Page 1