CHATENAY, ÉDOUARD
cbatenay. M. le vicomte... si André m’avait consulté, il n’aurait pas agi comme il vient de le faire, mais je lui aurais conseillé de prendre d’autres mesures, pour arriver 4 qp meilleur résultat.
Édouard. J’ignore monsieur ce que j’aurais fait, si on s’y était pris autiemeni 4 mon égard... mais je sais qu'aujourd’hui ott m'a placé dans une position telle, que je dois refuser tout accommodement.
cbatenay. Non, monsieur, vous ne le devez pas.
Édouard. M. le maire.
cnATENAY. Je ne suis pas ici M. le maire, je suis l'ami , le plus ancien ami de votre père, je vous paile comme il l’eut fait lui-même, comme 4 un enfant que j’ai vu naître , comme 4 celui qui devait être presque mon fils en devenant l'épeux d'Amélie...
Édouard. Oui ,monsieuret cette union...
cbatenay. Ne peut plus avoir lieu. Car Amélie n’a pas été séduite et Anna l'a été par vous. Oui, monsieur, vous devez réparer la faute que vous avez commise, il le faut , je vous le demande au nom même de votre famille pour qui votre refus serait une tache... voyez, ils ont les yeux sur nous, ils attendent, ils sont prêts 4 murmurer; ne prolongez pas cette scène scandaleuse; je vous le demande en grâce... car moi aussi , je veuz que tout le monde dise de celui que j’avais choisi pour neveu, qu’il est un honnête homme.
. (J André.) André, rappelez voire sœur.
Édouard. Qu’allez-vous faire?
4 chatbnay. Vous pourrez me démentir si je fais mal.