SCENE y
Les Mitais, ANNA en toilette de bat.
aria. Tu m’as appelée, mon ami?. . me voilà prêle, je n’ai pas été long-temps...
Regarde; suis-je bien ainsi ?
ardré Que vois-je?
ahra. Andrél.. mon frère!
ardré. Annette !.. ma sœur!
Ils s’embrassent.
Édouard, d part. 11 n'y avait pas moyen de l’éviter.
ardré. Ma bonne sœur, ma chèie petite sœur... est-elle jolie et genlilleet grandie ! oh ! viens , que je t’embrasse encore.
arra. Mon cher André... que je suis heureuse de le voir.
ardré. El moi donc... Figure-toi, qu’au moment où tu es entrée, je demandais à monsieur... ah ! ça, mais, j’y pense, comment se fait-il que tu snis ici?., sans 111'en faire prévenir, et ces belles rnhes que lu portes; et ce monsieur auquel tu parles, comme tu m’parlerais à moi... Annette, qu’est-ce que ça veut dire?
Édouard , se remettant. Comment , vous ne devinez pas?
ardré , inquiet. Pas pour le quart-d’heure...
Édouard. C’est que nous sommes mariés, elle est ma femme.
ardré. Yot' femme!., rot’ femme!
comment M. le vicomte, vous seriez son mari, et moi... vol’ beau frère?
arra. Sans doute; cela t’étonne, n’estce pas?
ardré. Beaucoup... mariée à un vicomte!. . et sans que j’en nie rien su!
arra. Mon ami, j’ignorais où'tu étais...
A la mort de madame de Gussy , je fus si affligée, si découragée; mais je pensais à loi... je voulais te faire une surprise. J’ai envoyé ce malin chez toi... c’cst-i-dire chez nous, savoir de tes nouvelles, prendre des informations.
ardré. Quoi !..c‘ grand domestique galonné qui a parlé à Benoit v’aait d’ ta part?
arra. Sans doute.
ardré. J'ai pris ça pour un’ commande.
moi... j’étais si loin d' m'attendre à te
trouver vicomte.se.
Édouard. d part. Quel contre-temps...
Comment faire?
ardré. Quoi qu’ça... tonmariage, voistu...
arra. Est- ce que cela te contrarie, de me voir riche et heureuse ?
ardré Non pas, non pas... au contraire.. . mois s’il faut le parler ben franrheinent, j’ trouve ça Irop beau pour toi...
et pour moi aussi... un beau-frère , vi- # comte, c’est gênant, y tn’semble que je n’ pourrai pas l'aimer comme un simple particulier... ah! tu os trop d’ bonheur, ça m’ taquine.
arra André, vous êtes un égoï-te vous ne pensez que pour vous... Mou Edouard m'aime tant.
ardré. Si M. le vicomte ponvall être riche, heureux, noble et meuuisier.. .ça f'rait tout juste mon affaire.
Édouard. Oh!.. M. André, il y a debraves gens dans la nappe comme dans le torchon... Et depuis la révolution nous sommes tous égaux.
ardré. M. le vicomte , certainement... Tu vois ben, j’ n'oserai jamais l'appeler mon beau frère, ça m’ reste dans la gorge... et puis dans ce chêlc.iu , avec ces beaux meubles et ce grand monde de la nappe... Tiens, décidément, puisque lues heureuse, j’en suisenebanté; mais tu viendras m' faire part de ton bonheur à la maison, moi, le ne viendrai ici que le jour de l’an et à la fêle, à cinq heures du malin, encore, afin de ne rencontrer personne,
ÉDODARO, dpart. Au fait, cela m’arrangerait assez.
ahra. Mais tu plaisantes, mon frère.. .
comment, lu ne viendrais pas chez rnoil au contraire, c’est que je veux que tu y sois tons les jours, à toute heure, que les personnes qui viennent me voir te trouvent charmant, enlends-tu?
Air de Prif il/c et Taconnct.
Mon cher André, tu m’ fai» un’ peine eztrfme jt- veux qu’ tu Ticun*» dès ce soir à mon bal...
ANDB&.
En bal 1.. non... non... la dan,' n’ert pat c’ que
[ j'aliae «
De c’t emploi-là* je tn’ecquitt'rais trop mal.
Je sais danser à peu près connu' un chcxal...