Ï.KS DOMESTIQUES
Édouard, seul, tuais. Elle «cra charmanie !.. el loue mes amis envieront mon bonheur, [Soupirant.) mon bonheur !.. Ab ai j’osai» il n'y manquerait rien.
Il se 1ère.
ardré, tn dehors. Je,vous dis que je veux entrer et que j'entrerai.
ctoacEs et iss domestiques. Mais , monsieur n’est pas risible, en ce moment.
Edouard, On’e-t-Ce donc?
arobé , entrant brusquement. Il n’est pas visible?.. En voilà un larceur de domestique!..
Édouard, allant à lui. Comment c’est vous!.. Entrez, entrez, mon ami.
AitDBÉ. Ah! voyez-vous qu’il me reconnaît!.. Bonjour, le bourgeois.
édocasd, aux domestiquée. Allez, laissez-nous, cl souvenez- vous que je suis toujours visible pour monsieur.
ardré. Pour monsieur, entendez-vous?
Edouard, lui prend la main. Je suis parbleu, enchanté de vous voir, mon brave ami.. .Quel bon vent vous amène ?.. avezvous besoin de moi , je serai trop heureux de...
ardré. Votre ami ! M. le Vicomte me fait trop d’honneur ; mais ce n’est pas ça, voyez-vous. . Je viens vous dire que je n’suis pas content.
Édouard. Comment cela?
ardré. Comment? Eh! c’est tout simple, morgue !.. Ah! farceur de Vicomte...
ce n’est pas bien. ..Je suis un vieux troupier, un homme qui a d’ça... c’est assez -vous en dite.
Édouard. En vérité, je ne tous comprends pas.
ardré. Pour lors , je m’explique: Vous vousembnrlificolez dans voire selle. ..vous 8les.au moment de vous casser le cou , c’est bien!-. Je me trouve là! j’arrête voire cheval , bon !.. vous m’ dites , merci , mon vieux ; je réponds y a pas d'offense... bien eucore: vous m’ régalez de deux bonnes bouteilles de vin de Sancerre , chez l’ père Tliuilot, ça s'accepte et ça s’boit...y a pas d’quoi se fâcher; mais quand je rentre chez nous, quej'ôtemon borinetde police, pour m’essuyer le front, je tn’aperçoisque vous y avez glissé, par trahison, dans la doublure, une petite bourse tricotée aveo
des napoléons dedans.:, croyez-vous que c’est délicat, ça, M. le Vicomte... et que ça ne chiffonne pas un honnête homme?
Air tfjristlppe.
Je vois un homnt 1 que le danger menace , J’Ini port' secours en bon luron;
Sans m'informer quelle est sa noble race ,
S'il est vicomte , ou marquis on baron...
J* n'ai pas demandé ai voua étiez baron.
Je fus hcuieux d’ voua rendre un bon office,
Et tout joyeux j'ai continue moo ch'min...
L'arg'-nt n'est pas le pria d’nn tel service.
Ça s’ paye avec un* peigné' d'main Le r’raerciment était un' poigné* d'main.
Édouard. Loin de moi le dessein de vous humilier, mon brave-, n’écoutant que ma reconnaissance, j'ai voulu vous faire accepter cetttc faible somme sans vous l’offrir.
ardré. Je veuxbien croire que vous n’y avez pasmisd’ méchanceté, mais vous allez reprendre votre or, plus vile que ça...
Mon étal n’est pas d'empêcher les gens de se casser le cou , je suis menuisier.. . quand j'votis aurai fait une onuoire, on une table de cuisine, vous m' paierez., mais pour l’affaire de c’ matin, c’est du hasard et des nerfs , je n’ prends rien pour ça.
édouasd. El, refuserez -vous mon estime, mon brave et digne garçon ?
ardré. Oht ça... non)., tapez là!., l’estime, c'est d’là monnaie de braves gens; seul’ ment on en voit trop peu... cela étant, je ne vous en veux plus, et je vous souhaite une bonne année... il y .1 des planches qui m’attendent chez nous... [Il ta pour sortir.) Ah! minute; j’oubliais... j'ai quelque chose à vous d’mandt r.
Édouard, mec empressement. Parlez, mon cher, je suis tout à vous.
ardré. On vient d’ m’epprendre voir' nom, et qu’ vous êtes le petit fils de c’te bonne madame de Gussy, qui habitait l’ehâleRu , et qui , j’peux l'dirc , après son perroquet, son chien, et sa famille, avait tout plein d’amitié pour moi.
Édouard. En effet il me semble vous avoir vu autrefois.
ardré Oh! vous avez quitté 1* pays si jeune ; mais y n' s’agit pas d’ ça , lorsque votre grand’-mère partit pour Paris, elle emmena avec elle une jeune fille de ce vil* luge, qui s’appelait Annette.
Édouard. Où va-t-il en venir? (Haut.) c’est vrai.
ardré. Depuis la mort d’ voir’ respectable grand’-mère... je n'ai plus entendu parler de ma sœur...
Édouard. Votre sœur !.. Atinelte est votre sœur?
ardré. Oui, ma sœur d’ père et d' mè-
re, rien qu’ ça... née dan» c’ Tillage, comme moi, au milieu des copeaux de l’atelier; vous seule* qu’ ça n’ s’oublie pas; aussi j’ai pensé qu'àprès le petit service que je vous ai rendu ce malin, vous me diriez franchement où esl ma sœur... et ce qu’elle fait, si vous I’ savez?
Édouard. d part. Quel embarras I ( Haut .) Voire sœur!., votre sœur! Aunelte!