MALGRÉ LA RÉPRESSION, LES CANADIENS PROGRESSENT
Si, à l'encontre de sir John Cobourne, lord Durham, homme sensible à la pitié, avait été bénin dans la répression matérielle, il s'était montré fort sévère envers les Canadiens dans les conclusions du rapport dont il avait été chargé.
Elles étaient entièrement conformes, quant à l'organisation politique à adopter, aux idées et aux désirs des ennemis les plus acharnés des Français : « Fixer « pour toujours le caractère national de la Province, « lui imprimer celui de l'Empire britannique, celui de « la nation puissante qui, à une époque peu éloignée, « dominera dans toute l'Amérique septentrionale!» Tel était le but qu'il fallait viser. Le moyen c'était : «la nécessité de confier l'autorité supérieure à la population anglaise, » le Bas-Canada devant être « gouverné par l'esprit anglais (1) ». En un
(1) Voy. dans GannEau, Histoire du Canada, t. 1, p. 372 et suiv., de longs extraits de’ cé rapport. és