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| Les moyens de communication se perfectionneront D | d'ailleurs en méme temps que la colonisation du résu id Temiscamingue fera des progrès. Les promoteurs de assis | l'établissement de la Baie des Pères ne doutent pas tion | | | de sa prospérité future; déjà ils ont arpenté l’empla- géné | | | {1 cement d’une ville, et l'on peut, dès aujourd’hui, en dans | plein champ, au milieu des moissons et des prairies, pare | | | parcourir la rue Notre-Dame et la rue Saint-Joseph! un pr | Admirable exemple de cette confiance en l'avenir si sans | l! } {| souvent couronnée de succès dans ces pays des pro- villag | LUI digicuses surprises et des progrès imprévus. et le | ni | Aux régions du lac Saint-Jean et du lac Temisca- débar Ml mingue, ajoutons celle de la presqu'ile de Gaspé : du pa | Eu telles sont les trois grandes régions de la province | il de Québec livrées depuis peu à la colonisation. | | | | Certes, sur bien d’autres points, il reste de nom- | | HET breuses et fertiles terres à concéder, mais ce sont là | | | bl | les poussées extrêmes, et pour ainsi dire le front de La ; | | Il | combat, dans cette lutte engagée par le colon contre un ga | | {l: la nature primitive. Spérité |} I | Ainsi qu’on ne s'étonne pas de l'apparence de leurs, ji désordre, de négligence et de pauvreté, que ces nou- son ex | | “elles terres prennent quelquefois aux yeux d'un 20 mill fl | furopéen. Aucune comparaison n’est possible, non les seu | | seulement avec nos campagnes d'Europe, si soignées éloque | DU et cultivées depuis de si longues générations, mais mentai | 1 méme avec les campagnes canadiennes des environs
de Québec et de Montréal, et toutes les régions (1) Fné (2) Voi
du Saint-Laurent colonisée: depuis. un siècle ou M, Merci deux.
MARCHE DE LA COLONISATION. 145 it Dans les anciennes paroisses nous constatons le u résultat du travail des générations antérieures; nous Le assistons, dans les nouvelles, au travail même de créaas tion entrepris par la génération présente pour les ds générations de demain. Par une vie âpre et rude on dans une campagne désolée, le colon défricheur pré- 8, pare la vie facile, dont jouiront ses descendants dans h! un pays riche et fertile. Ce n'est pas sans travail, si sans peines, ct sans déboires, que se sont créés les ro- villages dont nous admirons aujourd’hui la prospérité,
et le poète canadien a pu dire du voyageur qui, ca- débarquant au Canada, admire la richesse et la beauté é : du pays :
é Il est loin de se douter du prix on
Que ces bourgs populeux, ces campagnes prospères Et ces riches moissons coûtèrent à nos pères (1).
La richesse présente des anciennes paroisses est un gage de la richesse future des nouvelles; la prospérité agricole de la province de Québec est, d’ailleurs, d’une facon générale, attestée par le chiffre de son exportation. Il s'élève tous les ans à plus de 20 millions de dollars (100 millions de francs) pour les seuls produits de l’agriculture (2), chiffre assez éloquent par lui-même pour se passer de tout commentaire.
(1) FRéCueTTE, Légende d’un peuple, p. 63.
(2) Voir Esquisse générale de la province de Québec, par M, Mercier. Québec, 1890, broch.