‹ La Nation: Étude ThéoriqueChapitre 70 sur 70 · DD · texte numérisé non relu

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« Messieurs, cet avenir je crois le voir, bien loin il est vrai, et Dieu sait au delà de quélles misères encore et après combien de deuils où l’Europe désespèrera d'elle-même, je crois le voir autrement qu’en rêve ».

Et nous conclurons par ces paroles d’un poète qui est en même temps un philosophe (1) : « Se lèvera-t-il un jour où l'humanité entière ne formera plus qu'une seule famille? Il est permis de le souhaiter passionnément, Mais la France, l'Allemagne, l'Angleterre, la Russie, les autres nations sont les seuls agents possibles de cette transformation; telle est du moins ma conviction profonde. Je crois que chaque nation représente un esprit qui à sa raison d’être, sa valeur, sa fonction; que toutes ensembles elles concourent suivant leur génie propre à la grande œuvre collective de l'humanité qui est ou doit être une œuvre de lumière, de paix, de justice, d'amour; et que, sic’est bien l'Humanité qu’en définitive il faut servir, on ne le peut efficacement que par la Patrie. »

(4) M. Maurice Bouchor. Conférence aux élèves de l’école normale primaire supérieure de Fontenay-aux-Roses.

Vu : pour le Doyen, " Vu : Ze Président de la thèse, L'Assesseur, G. GAVET. R. BLONDEL.

VU ET PERMIS D'IMPRIMER } Nancy, le 4 novembre 1896. 2e Le Recteur, A. GASQUET.

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