‹ La Nation tchèque (volume 2)Chapitre 21 sur 47 · A. ROMANOS · texte numérisé non relu

A. ROMANOS

Le Gouvernement de Belgique reconnaît le Gouvernement tchécoslovaque.

Le Havre, le 24 Novembre 1918.

Monsieur le Ministre,

Par sa lettre du 16 octobre dernier, Votre Excellence a bien voulu, en me notifiant la constitution du Gouvernement tchécoslovaque, me faire connaître que celui-ci assumait désormais la direction politique des Pays Tchèque et slovaque et entrait officiellement en rapport avec les Gouvernements alliés.

En remerciant Votre Excellence de cette communication, j'ai l'honneur de Lui faire connaître que le Gouvernement du Roi reconnaît officiellement le Gouvernement provisoire tchécoslovaque.

Le Gouvernement belge qui, d'accord avec ses Alliés, lutte pour la liberté des peuples, sera très heureux d'entretenir avec le Gouvernement tchécoslovaque des relations de cordiale amitié.

Je saisis cette occasion, Monsieur le Ministre, de renouveler à Votre Excellence les assurances de ma haute considération.

Pour le Ministre, Le Ministre Plénipotentiaire, Signé: Illisible.

Félicitations à l'occasion de la grande victoire finale.

M. Benes à M. Clemenceau.

PARIS

M. Clemenceau, président du Conseil,

La France fête, aujourd'hui la victoire du droit sur la violence. Elle triomphe intégralement devant l'univers, étant couverte d'une gloire impérissable. Elle réintègre dans son corps le territoire de l'Alsace-Lorraine, violemment arraché il y a quarante-huit ans. A ce moment, une autre Alsace-Lorraine, la Bohême, s'empresse de féliciter votre pays et vous personnellement de ce triomphe, unique dans l'histoire. Vous avez aidé puissamment à créer dans nos pays une république sœur, qui n'oubliera jamais que le rapprochement symbolique entre l'Alsace-Lorraine et la Bohême était toujours l'expression d'une politique et d'un haut idéal. Dans l'avenir, la République tchécoslovaque ne cessera jamais de collaborer dans la plus haute intimité avec sa glorieuse sœur à la réalisation de ce grand idéal.

Paris, le 13 novembre 1918.

Benes.

M. Clemenceau à M. Benes.

Le Gouvernement de la République est très sensible aux félicitations que vous lui adressez au nom de la Bohême, qui a toujours eu en France de si vives sympathies. Il est particulier cment heureux des assurances que vous voulez bien lui donner. Il considère comme un de ses plus beaux titres de gloire d'avoir favorisé la constitution de la République tchécoslovaque, et il ne manquera pas, à l'avenir, de collaborer avec elle, en toute occasion, dans un esprit de fraternelle amitié.

Paris, le 15 novembre 1918.

Clemenceau.

M. Balfour félicite la Nation tchécoslovaque.

London, 1 lth november 1918.

Docteur Benes,

Permit me on the occasion of the signature of the armistice with Germany to offer to you in the name of His Majesty's Government our sincère congratulations (stop) The Czecho-Slovak Nation who hâve so loyally and gallantly cooperated with the Allies in this bitter struggle can look forward confidence to the era liberty and prosperity which we now see opening before us-

Balfour.

Traduction :

Londres, le 11 novembre 1918.

Docteur Benes,

PARIS

Permettez-moi à l'occasion de la signature de l'armistice avec l'Allemagne, de vous offrir au nom du Gouvernement de Sa Majesté, nos sincères félicitations.

La nation tchécoslovaque, qui a si loyalement et si vaillamment coopéré avec les Alliés à cette dure lutte, peut attendre avec confiance l'ère de liberté et de prospérité que nous voyons s'ouvrir devant nous.

Balfour.

M. Benes à M. Lloyd George.

M. Lloyd George, premier ministre,

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