DANS I.I'.S IX II ES ANGLAISES
Depuis ^n certain nombre d'années, les Anglais exécutent des travaux d'art gigantesques sur le littoral de leurs possessions dans les Indes ; l'accès des eûtes est souvent difficile daos ces régions, et le gouvernement n'a pas hésité, à sacrifier des sommes considérables pour faciliter aux navires l'entrée de ports pour la plupart assez dangereux. .Nous empruntons à VEnQtneerinq quelques renseignements sur Ja digue gigantesque de Manora qui se construit actuellement à Kurraehee, port situé sur l'une des bouches de 1 Indus. Les constructions ont été d'abord exécutées de la façon suivante : on a posé sur le fond naturel de la mer des fondations de pierre brute, surélevant ce fond de manière à le, rapprocher jusqu'à 15 pieds de la surlace des basses eaux. Sur cette couche on superpose des blocs de béton qui ne pèsent pas moins de il tonnes chacun. Us sont étages les uns sur les autres ; des dalles sont placées verticalement comme l'indique la gravure ci-coutre, et forment de chaque coté de la digue deux murailles latérales d'une étonnante solidité. Ces blocs sont transportés et lixés au moyeu d'une grue, glissant sur des rails à mesure, que la digue s'avance vers la haute mer. Les premières fondations se sont opérées à l'aide d'une drague à vapeur, destinée à tracer le sillon, où devait s'élever le rempart de Manora. Les travaux sous-uiarins ont été ensuite exécutés à l'aide de plongeurs. La jetée de pierre s'accroît de jour eu jour, malgré la lenteur iuévitublo de telles opérations ; plus de 147 pieds linéaires ont pu être établis dans un seul mois, et on espère que cette œuvre pourra être menée abonne fin.
Cette courte description des travaux de.JIauora offre un double caractère d'actualité, au moment où un officier anglais fort distingué, le général Arthur
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Lotton, vient d'adresser h son gouvernement un long | rapport sur les ports tic l'InùV J.e port de Kurracbee
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