L.e tremble ment île terre de Vul|mraÎMO
Voici les renseignements importants que fournit, à l'occasion du cataclysme itu 7 juillet, le journal Yalparaho and Kôsl t:o(isl Mail :
La véritable direction de la secousse ne peut être déteriiiiiée exactement, mais il est certain que Valparaiso se trouvait très-rapprochée de son foyer d'intensité. Le mouvement du soi dura pendant l'intervalle de 7o secondes. 11 était deux heures du matin ! t.e tremblement avait été préeédé d'un mugissement souterrain, qui fut comme un avertissement pour les personnes éveillées à cette heure matinale. Le calme momentané qui suivit le premier eboc fut employé par les uns à achever de s'habiller, par les autres à se mettre à la recherche de leurs amis; d'autres encore allèrent s'assurer de retondue du désastre. Bientôt des feux furent allumés en plein air. Dans la cité, personne n'eût songé à consacrer au repus ces dernières heures, dans l'éventualité d'une nouvelle secousse ; des familles entières étaient préparées an départ, tandis que les plus hardis restaient dans les rues et sur les places publiques. On n'eut rien à signaler de partieulu t jusqu'à 10 heures 55 minutes, moment où une nouvelle et forte commotion chassa tout le inonde dans les rues. Pendant l'après-midi, on vit des gens se diriger vers les cerrus ou collines environnantes, emportant leurs literies ; inant le coucher du soleil, Ja campagne, était envahie par des citadins de toutes conditions. Depuis la première secousse au matin du 7, jusqu'à C h. 2 L 2 m. du 8, où une nouvelle, commotion cul lieu, on ressentit vingt petits chocs se
LA NATUUE.
produisant dans les couches ks plus liasses du sol. Toutes les voies ferrées ont été endommagées sè-rii^u h (i— ment et englouties sous les hlocs de terre, que le tremblement soulevait à l'aso Ilonilo, à San Pedro 'et à Sun lioman. Heureusement, aucun des navires en rade devant Yalparaiso n'a eu à souffrir, malgré le terrible effet que produisait le tremblement de terre, sur l'Océan. L'eau entrait à perle île vue en ébullition, et cela durait ainsi plusieurs minutes après chaque commotion. Les villes elles villages des environs ont eu leur part dans le sinistre.
Santiago a été aussi très-vivement atteint, comme nous l'avons dit précédemment. Beaucoup d'habitants croient que, le tremblement de terre est la conséquence de quelque éruption volcanique des Cordillières, comme cela a eu lieu en 1822 et en 182-fc.
ACADÉMIE DES SCIENCES
Smnce du 15 septembre 1875. — Présidence de M. Biciitiund.
Le pouls. — Voilà un sujet en apparence Lieu vulgaire et qui cependant réservait à l'observation des faits du plus haut intérêt. C'est ,\1. Jlouillaud, dont le nom est intimement lié à ses connaissances sur les fonctions du cœur, qui a fait du pouls une élude approfondie, et qui en e\pos« aujourd'hui les résultats à l'Académie. On admet généralement, suivant la définition de Longet, que le pouls n'est antre chose qu'un mouvement de choc perceptible, quand on applique la main sur la pe;iu qui recouvre une artère. Quoique cette définition soit acceptée partout, il s'en faut de beaucoup qu'elle soit satisfaisante; clic ne concerne, en effet, qu'une partie du phénomène total qui a lieu réellement. A coté de ce choc, dû à l'impulsion que le cœur imprime au sang, il y a un antre petit choc causé par la contractilité propre à l'artère ; de façon quele pouls au lieu d'être, comme, on le dit d'ordinaire, un instrumenta deux temps (un choc et un repos), est réellement à quatre temps (deux chocs séparés par deux repos). Le fait explique la figure bien connue que donne le sphvginograplio, de M. Marey, et cette figure montre en même temps combien ces différents temps de la rèi-ohdion artérkïle se succèdent régulièrement.
Il faut remarquer que la découverte de If. Fîoinllaud permet seule de comprendre complètement le phénomène de la circulation du sang. On comprend bien en effet, dans la manière de voir ordinaire, comment le sang est poussé du cœur dans les artères, mais rien n'explique comment le, liquide nourricier passe des artères dans le système capillaire. Au contraire, le mouvement de contraction propre des artères, ou systole artérielle, qui vient d'être indiqué, l'explique complètement. Seulement il v a lieu de se demander par quel mécanisme se produit cette contraction intermittente des artères. La contraction du cœur tient à sa nature musculaire, ruais jusqu'ici ou n'a trouvé aucune fibre contractile dans les artères, et le progrès que vient de faire la physiologie, soulève un problème nouveau, lin terminant, il. Bouillaud fait remarquer que, celte maladie, connue depuis longtemps des sujets qui présentent un pouls double n'est que l'exagération de l'état offert, par tout le inonde dans les conditions normales.
Produits de l'oxydation des fers météoriques. — Les données de la géologie comparée conduisent à admettre que le noyau interne de notre globe est formé de masses comparables aux roches météoriliques. 11 en résulte que nos roches, dites éruplives, doivent, à mesure qu'on ks considère à une plus grande profondeur, se
rapprocher de plus en plus des roches extra-terrestres, jusqu'à se confondre avec elles. C'est ainsi que nous avons montré, il y a déjà longtemps, que les filons de serpentine doivent être regardés comme représentant le cluipeau de filons plus profond, de la pierre météorique appelée dumtonnitc. Une même relation doit se retrouver entre nos fers oxydés ou maijm'dites et les filons de, fers météoriques. Un très-grand nombre d'expériences variées nous ont montré, en effet, que des fers météoriques oxvdés dans des conditions convenables, acquièrent, au double point de vue de la structure et de la composition, tous les caractères importants des magnétites associées aux serpentines terrestres. L'élimination du nickel a lieu très-facilement sous l'influence de l'oxydation et du lavage par les eaux salines.
Observation delà comète. IV de 1873. — MM. Bayet et André poursuivent leurs observations sur la comète découverte récemment par M. Henry. Depuis le l" r septembre, le ciel aété généralement très-défavorable aux observations. Cependant, le 2, on peut, reconnaître que la queue avait environ une longueur de deux degrés ; le diamètre de la tête n'avait pas augmenté depuis les observations antérieures et mesurait de 8 a inimités d'arc ; mais la forme île cette tèle s'était beaucoup modifiée, le noyau ayant pris une position moins centrale et plus rapprochée de la région antérieure. Dans la nuit du lu au 11 septembre, entre une. heure et deux heures, une éclaircie permit de revoir l'astre errant qui, malgré la proximité de la lune, apparut avec beaucoup d éclat. Le novau restait visible dans des conditions, où les étoiles de 5" grandeur étaient effacées et la tète était nettement tordue en arc de cercle. Cette comète marche avec une rapidité extrême vers le, soleil, mais elle ne tardera pas à devenir invisible dans notre hémisphère, et nos astronomes ne, peuvent espérer la revoir que longtemps après sou passage au périhélie, alors qu'elle se trouvera de nouveau dans des conditions analogues à celles où elle est aujourd'hui.
Transmission du choléra. — SuivantM. le docteur Pellarin, qui fait une longue lecture à ce sujet, les déjections des cholériques constituent l'agent le plus efficace de, transmission du choléra. S'élevant contre les médecins qui pensent que la cause de l'épidémie est apportée par l'air, l'auteur soutient que celle-ci ne vovage que par les individus qui en ont pris le germe dans les pavs envahis. I.e Lut de l'auteur, eu faisant cette lecture, d'ailleurs fort intéressante, est surtout de rappeler qu'il a émis, dès IMÔi), cette opinion que d'autres praticiens viennent de publier comme nouvelle. Stamslas Mkl.meh.