I.a spurterie ehe* les Arabes d'Algérie. — La
i plupart des ustensiles
i de ménage, dont l'A- * J rabe se sert sous la ■/\p\ tente sont tressés en rjk-S alpha ou en diss.
fj^ Tous cesobjits doivent être poi't.itifs et quand ils viennent à manquer, il fautpuuvoir les remplacer à l'instant. L'alpha est coupé vert ; on l'expose à la chaleur et on l'ouvre eu faisant courir une lame, de couteau sur toute la longueur de la tige, ha diss ou feuille de palmier est exposec au sdeil, plongée dans l'eau il exposée de nouveau au soleil ; avant qu'elle soit sèche, ou la roule entre les deux mains. Les objets de vannerie les [dus communs sent: les tasses à traire les chèvres, h s plats dans lesquels ou met le roiiscoussou, les nattes pour se coucher, elles sindoukh, sorte d'amphore romaine. Les plus renommés viennent de Bou-Taleb, dans la province de Constaiitine.
Bateau de sauvetage en fer. — Ou a fail de récentes expériences à Garslon, près hiverpool, sur la val ur comparative des !ifc-bvats en bois et eu fer. I.c bateau en fer, destiné aux navires qui transportent des passagers, avait 7 mètres de long sur 2'", 50 de bauet l™,lodecreus ; à l'avant et il l'arrière, il comporte des chambres à air, qui ont une capacifé égale à la partie laissée libre pour la manieuvre. Un a placé quarante-sept hommes à bord qui se sont portés tantôt d'un côté, tantôt de l'autre, sans compromettre la stabilité, malgré l'eau qui embarquait. Le § même bateau rempli d'eauaflotlé sans aucun danger, avec vingt et un hommes à bord ; il ; avait encore une hauteur do 40 centimètres au-dessus de la ligne de flottaison.
Un acronaute français en Russie. — • M. lîmiellc, aéroiiaute du siège de Paris, a exécuté à Saint-Pétersbourg une très-belle ascension, le 13 mai dernier, avec le ballon le Juins Favre. 11 est parti à i heures de l'Ecole des Cadets, où Roberlsoa avait fail sa grande ascension eu 1802. Le vent qui était violent à terre l'a poussé sur le golfe de
LA lYVTURE,
Finlande, et les phénomènes observés ont été identiques ii ceux qui; M. Tissandier a constatés dans son ascension du lu' août 18GS exécutée à Calais. A une, hauteur de 800 mètres environ régnait ira courant différent qui a ramené le Jules Ftivre dans la direclion de Suiiit-Pétorslinnrg. le balton étant redescendu agis la terre s'est dirigé au-dessus du lac Ladoga. En s'éleiant de nouveau, à 2,0(30 mètres, M. llunelle a retrouvé un courant qui l'a conduit de nouveau vers Saint-Pétersbourg. Il a exécuté une heureuse descente dans le voisinage, d'une statuai du chemin de i'er île Finlande, dont il s'est trouvé séparé par une ibi'ètiiiqiénéti'alile à travers laquelle les liabitaiils du pays ont frayé une coule improvisée, la hache à la main. Celle inversion des courants suc les liords do la mec ne serait-elle point un phénomène assez général pour être utilisé dans les nianuaivres aéroslatiqucs '.' (/est une question quel', lissandirr a posée lors de son ascension de Calais cl à laquelle il semble devoir être affirmativement répond». W. Dr. F.
la S(ic!ilé africaine d'illcmngiir. — Le lit
avril, les différentes sociétés géographiques d'Allemagne se sont réunies à Berlin et ont constitué une société spécialement consacrée à l'explnralion de l'Afrique,
Jious ne pouvons nous empêcher d'approuver cet acte, et d'émettre l'espérance que la France qui est une puissance africaine en même temps qu'une puissance européenne y verra un nouveau motif pour redoubler d'efforts dans la civilisation et la conquête de cet immense continent.
Le président de la République, qui a passé en A trique une partie, de, sa glorieuse, carrière et qui a bossé en Algérie tant de traces de sou gouvernement, ne saurait manquer d'encourager toutes les tentatives rationnelles faites dans ce sens. I.a Société do Géographie de Paris vient, du resfe. d'être saisie d'un projet d'exploration, pour visiter la région des lacs équaloriaiix où le nom français n'a pas encore pénétré. Ce projet va être mis en exécution par un jeune vovageur qui ne demande aucune allocution et qui se propose, de partir incessamment.
I.a rliitleur <li* I» lune. — Dans une des dernières séances de la Société royale de Londres, le nvmfe de Ross a donné le résultat définitif d'observations (ailes dans son château do Hier avec le magnifique télescope dont son père a fait un si glorieux usage. Le jeune et habile astronome, continuant ii étudier un problème légué par le savant dont il est le digne héritier, est parvenu à démontrer par des expériences thennoniétriques directes que la lune est un corps chaud dont l'influence pénètre jusqu'au fond de l'océan aérien. L'éclipsé partielle du 14 novembre 1872, est venue lui donner un argument nouveau; en eflet, il a prouvé que la chaleur varie pendant les phases de la même manière que la lumière, qu'elle, durait jusqu'au moment de la plus grande phase pour croître de nouveau lorsque ce moment est passé. Lu ciel magnifique a favorisé ces expériences que les nuages rendront si souvent infructueuses el incertaines, jusqu'au jour où l'on aura trouvé .moyen de les dompter en les exécutant à l'aide d'un aérostat.
J.c ttli-scone d'un million de dollars — Les
Américains se décideront-ils à fondre, le fameux canon de Jules Yernes, celte pièce d'artillerie monstrueuse qui lance jusque dans la lune, des voyageurs enfermés dans un boulet? C'est ce qui ne parait pas encore décidé de l'autre coté de l'Atlantique. Ku attendant !a réalisation de ce prodige, on se, préoccupe vivement aux États-Unis, de. 1» construction d'un télescope monstre, qui devra coûter un million de dollars. Cet instrument gigantesque serait
aux plus grandes, lunettes de nos observatoires, ce que le Great-Eastern est au canot, ce que le canon Krnpp est à l'arquebuse des temps passés. Il rapprocherait la lune de notre planète à uu tel point qu'on pourrait envisager, étudier notre satellite, comme jamais astronome n'a pu l'espérer. Cet instrument formidable \a se construire, à ce que disent les journaux américains, quand le mode de souscription public sera définitivement organisé. Mille propositions sont, chaque jour, mises eu avant; les uns demandent que les souscripteurs aient le droit de regarder dans ce télescope, d'autant plus souvent que l'apport de leur cotisation sera plus considérable, les autres désirent que l'on établisse à chaque bureau de poste, un tronc spécial pour " tlie mitlion dollar tehrope, " afin que le plus pauvre puisse offrir son obole; d'autres, enfin, veulent fonder une nouvelle Société astronooiïffue américaine, au capital de deux nullions de dollars : on'consaercrait la moitié de lu somme a la construction du télescope, et . autre moitié à l'édification de l'observatoire, qui le renfermerait. Celte dernière. proposition nous semble sage ; car, enfui, il ne suffit pas de créer un télescope monstre, il faut songer à la boite qui devra le contenir.
C"uoi qu'il m soit, jusqu'à preuve du contraire, nous nous tiendrons sur la réserve au sujet de ce que Ses journaux américains débitent à ce propos. Nous craignons même que ce géant des lunpttes soit uniquement exploité par quelque Harnum, eu quête de nouveauté.
Le télescope d'un million de, dollars est-il vraiment fait, pour cumuler les volcans lunaires? >e serait-il pas destiné à mesurer le degré, de la crédulité humaine, d'après le nombre des nuits qui y ont ajouté fui?
IiC détroit de jtlngtllan. — J,e détroit de ce nom est une suite de chenaux cl de passes irrégulières r}ui séparent le continent américain de la Terre-de-Fcu, très-dangereux pour la navigation à voiles, il est plus facile pour les bateaux à vapeur qui évitent ainsi d'allonger leur trajet en doublant le cap Ilocu, et de rencontrer la grosse mer qui règne constamment dans ces parages. Jusqu'ici les navigateurs redoutaient de s'y engager, à cause de l'incertitude des documents hydrographiques, La marine hrilaimi que comprenant tout l'avantage qu'il v aurait pour les compagnies de navigation à vapeur, a organisé une expédition qui a relevé ce, dédale inextricable des passes niagellaniques, très-peu fréquentées depuis lu 19, époque de la découverte. Le détroit de Magellan a d'une mer à l'autre une longueur de ?>(10 milles. La largeur est extrêmement variable; elle a 15 milles entre le cap des Vierges (it le cap Espiritu Saute, tandis que dans certains endroits, au milieu des îlots, et les promontoires du milieu, elle est juste, suffisante, pour le pas>age d'un navire. L'eau est généralement profonde, mais il faut tenir compte, des marées qui s'élèvent jusqu'à 23 tnc- Ires. Le côtes sont trés-accidenléos, bordées de précipices, leur aspect est tout ce qu'on peut concevoir de plus sauva: e. La hauteur des sommets principaux atteint jusqu'à 5,000 mètres au-dessus du niveau do la mer. Les forêts de sapins couvrent la plupart des pentes. Il y a tout lieu de supposer que la navigation fréquentera cctlc roule, car un service de remorqueurs est sur le point de s'établir à Puntas Arenas, pour aider les navires à voiles à franchir le détroit.
Le Propriétaire-Gérant ; G. Tissasdikii.
rAiiia. — nir. simo* iuçon et cûmi-., hce d'efl'iitii, 1.
!S° ô. — 21 JU1X 18 73.