LE FOND D'UN LAGON
DASS LA MLlt DE CORAIL.
Les polypiers prennent un développement considérable darrs certaines par-lies de la mer de Corail; on sait que ces « faiseurs de mondes, » ces ébauches animales font des œuvres de Titans ; l'esprit est. saisi par le contraste qui existe entre l'exiguïté des moyens et i'éuormité du résultat. Les plus actifs travailleurs de la mer sont les caryophyllées, les astrées, lesdendrophyllées, les méaudrines, etc., polypes désignés généralement sous le nom générique de madrépores. L'agrégation de toutes ces espèces constitue parfois de véritables républiques; car les branches ne sont, pas indépendantes les unes des autres; de distance en distance elles se mêlent à des polvpes semblables à des fleurs, dont les couleurs parcourent toute la gamine des tons des fleurs aériennes et toutes les nuances de la palette la plus luxuriante. C'est un spectacle féerique que du naviguer au-dessus de ces parterres sous-marins, dans les lagons si nombreux des récifs de la Nouvelle-Calédonie : on \ oit l'embarcation glisser doncernent sur des bouquets de madrépores aux cou
iours les plus fantaisistes; on plane au-dessus de pavsages sous-manns, dent les aspects variés se reflètent dans l'eaa limpide comme dn cristal. Au milieu de ces forêts submergées en miniature, nagent une foule de poissons inconnus dans les mers d'Kurope qui tantôt par bandes nombreuses, tantôt solitaires, se faufilent dans tous les replis des coraux.
Le développement prodigieux des polypiers ne joue pas seulement un rôle important dans la modification dir fond des mers
Fjnd d'un lu^ou Uc la Biei- de cynûl
tropicales; ilexerce aussi une influence île salubrité sur les climats. On a remarqué que dans les îles où les coraux sont vivants, telles que la Nouvelle - Calédonie, Tahiti , les Seyclielles et la majeure partie de la Polynésie, les fiévies sont absentes ou ont un caractère bénin ; tandis que dans les parages entourés de coraux morts , tels que la Vera Cruz, les Antilles, les Nouvelles Hébrides, ces maladies présentent, au contraire , un
caractère grave. N'y aurait-il pas lieu de. supposer que leur élaburatiou détruit les miasmes pestilentiels?
J. GlllAUD.
CIlIlOiXIQl'E
Académie des sciences naturelles à Philadelphie. — Cette académie prssède maintenant plus de 001)0 minéraux; 700 espèces île pierres; OîiÛU fossiles ; 70,001) espèces de plantes; 1000 espèces de sioophylrs ; 2000 espèces de crustacés ; Ô00 espèces de cocons et d'araignées ; 25,000 espèces d'insectes ; 20, 000 espèces de coquillages; 2,000 espèces de poissons; 800 espèces de reptiles; 21,000 oiseaux, dont 201) avec les nids et 1,500 avec leurs œufs; 1,000 mammals et plus do 1)00 squelettes et pièces d'ostéologie. Plusieurs de ces espèces sont représentées par quatre ou cirai spécimens, de suite que, \ compris les cabinets d'archéologie et d'ellmologie, l'établissement nécessite l'espace requis pour la disposition de 400,000 objets, plus pour une bibliothèque de 22,500 volumes. On érige une nouvelle construction dont le coût sera d'un demi-million de dullars.
Les fournils rouges. — Le 11. P. Homer, missionnaire de la côte orientale d'Afrique, regarde les fourmis
rouges et noires comme un des plus grands fléaux dû ce pays, l'es insectes traversent les chemins, en bandes tellement serrées, que. souvent les hêtes du sommes refusent de passer dessus. Si ou ne les voit pas à temps pour les é\iter, le linge et les vêlements en sont remplis. 11 arrive aussi que grimpant sur les arbres, elles tombent sur le vuyageur qui passe. Les indigènes les appellent inadinodn, c'est-à-dire eau bouillante, désignation en rapport avecla sensation cuisante que produit leur piqûre. Ces fourmis sont énormes et s'enfoncent si profondément dans la chair,
qu'on a de la peine à les eu arracher. (J.i dit que dans certaines forets, elles sont W*ï assez grosses et assez WêR puissanlesparlenomf|p lire pour détruire les ; «|§ rais et les lezanis.