‹ La Nature 1873Chapitre 161 sur 171 · LA ÎS AT L'ILE · texte numérisé non relu

LA ÎS AT L'ILE

question des navires um'rassés. M. Dislère divise son suj eL en deux parties distinctes; dans lune, historiques et critique, l'auteur rappelle la succession des études et des travaux faits pour constituer soit en France, soit à l'étranger, les marines cuirassées, en même temps qu'il étudie les conditions principales auxquelles doivent actuellement satisfaire les navires d'escadre, les garde-têtes, etc., et la mesure dans laquelle y satisfont les types existants; dans la seconde partie sont réunis, sous formes de tableaux, les chiffres permettant de se rendre un compte aussi exact que possible des principaux navires cuirassés ; cette étude a été faite pour 8j navires, en service ou en chantier.

Le but primitif de l'ouvrage était simplement d'exposer la situation actuelle de la marine cuirassée, eu laissant au lecteur le soin de conclure ; mais, après une étude aussi complète, l'auteur s'est trouvé amené de lui-même à la nécessité d'émettre une opinion, et il n'a pas hésité à conclure en faveur du déeuirassement de nos navires d'escadre, tout au moins en dehors d'une ceinture à la flottaison.

iSuiiueau traité de chimie industrielle, par II. W.icnku, professeur de chimie à l'Université de AVuz'zhourg. — Édition française publiée d'après la huitième édition allemande, par le docteur L. Gautier. — 2 beaux vol grand in-8% formant 1,380 pages, avec 400 figures dans le texte. — t\ Savy, 24, rue Dautefeuillc. Paris. — Prix : 20 francs.

11 n'est pas nécessaire d'insister sur l'importance des industries chimiques qui jouent aujourd'hui un rôle si considérable, et qui rendent chaque jour à la société moderne de nouveaux services parles innombrables conquêtes qu'on leur doit. Parmi les traités nombreux, qui décrivent l'ensemble dus industries chimiques, celui de M. Wagner était un des plus estimés, et dus plus appréciés des chimistes. Kous ne saurions trop féliciter M. le docteur Gautier d'avoir publié une édition française de ce magnifique et utile ouvrage. iNous avons remarqué certains chapitres qui nous ont paru très-complets, très-clairement rédigés et remplis de détails que ne donnaient guère jusqu'ici les nombreux traités que nous connaissons.

ACADEMIE DES SCIENCES

Séance du 17 novembre 1873. — Présidence de M. iie QLAipp:t^i;t;s.

M. Burdin. — La section de mécanique vient de perdre le doyen de ses correspondants, 11. llurdin, ingénieur en chef des' mines, mort à Clermout-t'erraud, dans si quatre-vingt-sixième année, le 12 de ce mois. Le nom de M. Burdin est attaché à plusieurs grands progrès des sciences, (l'est à lui qu'on doit la première turbine, dont l'invention ne lui a rapporté que de l'honneur, tandis que d'autres, plus heureux, grâce à certaines améliorations de détail, en ont tiré, en outre, de grands profits. Mien avant Puncelet et Gorioiis, 51. Hurdin avait dans une quarantaine de pages remarquables déposé le germe de la théorie si féconde du travail. Enfin, il a l'antériorité sur M. Ericson, relativement à l'application de l'air chaud dans l'industrie : encore ici, comme pour les turbines, il n'a pas pu arriver à un résultat pratique, mais ses recherches n'eu ont pas moins été de la plus haute utilité pour la solution définitive du problème.

Fabrication de la bière. — Pour beaucoup de person-

nes, l'événement de la séance a été la communication par M. Pasteur, d'un procédé de fabrication de la bière, par lequel ce liquide serait soustrait à toute chance d'altération. Ce procédé est fondé, comme celui du même auteur relatif au vin, sur la doctrine maintenant célèbre sous le nom de panspermii\ et d'aorès laquelle la décomposition et la putréfaction des substances organique? sont causées par des germes organisés arrivant par l'air. Nous n'entrons pas dans la description des méthodes indiquées par l'auteur, parce qui: nous ne pouvons être convaincus de l'exactitude de sou point de départ. En effel, M. Pasteur pose en fait qu'une décoction de levure de bière, abandonnée dans un ballon ouvert, mais dont le col étiré a été coutourné, peut subsister indéfiniment sans altération. Or, on nous a fait assistera des expériences faites rigoureusement suivant les indications de 1!. Pasteur, et dans lesquelles la levure devenait le siège de végétations abondantes. Cellesci n'apparaissent d'ailleurs pas tout de suite; il faut d'ordinaire plusieurs mois pour qu'elles prennent naissance, et quelquefois même plusieurs aimées ; mais leur possibi- lité met à néant le point de départ de M. Pasteur, et ruine par conséquent tout l'édifice qu'il construit sur cette hase. lin fer jnélèorique. — Au nom de M, Lawrence Smith, professeur à l'université de Louisville (Kentucky), M. Dumas met sous les yeux de l'Académie une grande lame polie de fer météorique. Elle provient d'une masse volumineuse, découverte à Iloword, dans l'Indiana, en creusant un fossé de G0 centimètres de profondeur. C'est un métal analogue à l'acier, et renfermant de gros rognons de ce sulfure particulier de fer et de nickel qu'on appelle troihte. Ces rognons sont comme encadrés de phosphure, dit schreibcrile. M. Smith, en terminant son mémoire, se livre à certaines considérations relatives à l'influence du phosphore sur la solub lité du 1er, qui pourrait devenir peut-être le point de départ d'applications industrielles, mais qu'il faudrait, an préalable, soumettre à des études spéciales.

Le phylloxéra plus fort que les botanistes. — Pendant très-longtemps les botanistes eut confondu ensemble les végétaux, d'ailleurs fort voisins, qui constituent maintenant les Igenres vitis (vigne), ampélopsis (vigne-vierge) et eissus. Or, il résulte des recherches de M. Maxime Cornu (pic le phylloxéra, beaucoup plus avisé, ne commet pas la même confusion. Si en le place sur une vigne, quelle que soit son espèce, il s'y iixe et produit ses ravages, mais il respecte les ampélopsis elles eissus.

Dosaye de l'ammoniaque, dans l'air. — Déjà nous avons signalé un très-intéressant travail de 11. Truchot, sur la proportion d'acide carbonique contenu dans l'air à différentes altitudes. Lu même auteur a fait une étude analogue au sujet de l'ammoniaque. 11 trouve que Clfirmmit-

l'errand doiuuiut, par mètre cube d'air, de

milligrammes d'ammoniaque, le sommet du Puy-de-l)ùme en fournit 3 milligrammes, et le sommet du pic de Siincy ï>,3. Le résultat reste le même, que le temps soit beau, ou couvert, ou pluvieux. C'est un résultat tout à fait imprévu et bien de nature à engager les chimistes à persévérer dans l'étude approfondie de l'atmosphère. Comme le fait remarquer M. lilie de Dcaumont, les faits de cette nature montrent toute l'importance des observatoires établis dans les montagnes. Les résultats qu'ils fournissent constituent comme le cadre fixe où viendront se ranger les données procurées par les observatoires mobiles des aérostats.

Le, maximum de densité do l'eau. — Un ingénieur très-distingué, M. Piarron do Mondésir, adresse une explication, toute mécanique, du phénomène connu sous le

LA MATURE

nom de maximum de densité de l'eau. ÎS'ous craindrions, sur une simple audition, de ne pas rapporter exactement ce raisonnement, forcément très-délicat, mais le nom de l'auteur nous faisait un devoir de signaler ce travail à l'attention de nos lecteurs.

Eraporation du sulfure de carbone, — Revenant sur le travail analysé en son nom la dernière fois, M. Decharnift émet des doutes quant à la composition des stalactites blanches produites sur le papier poreux sur lequel s'évapore le sulfure de carbone. On avait admis qu'elles consistent dans l'hydrate de ce corps, mais l'auteur incline plutôt à penser qu'elles sont purement et simplement formées du givre. Eu

même temps il annonce avoir reproduit son expérience avec le chloroforme et même avec l'éther suif urique quoique plus difficilement. Sta.mslas Meiniek-

BARltEADX DE GRILLE

a. cmcuLATiox d'eau.

Nous empruntons à la Revue maritime et coloniale les renseignements qu'elle publie au sujet d'un nouveau système de grilles, destine au ebaulfage de

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l'eau d'alimentation des machines à vapeur. M. [î. J. Ellis, de Livcrpool, a imaginé une, circulation d'eau i travers les barreaux de grille. Le croquis ci-joint montre les dispositions qu'il a adoptées. Les ligures 1 et 2 représentent les barreaux en fonte dans

lesquels on a ménagé deux canaux ; les ligures 5 et <i montrent un barreau l'ointe d'un tube eu 1er recourbé. Pour chacun de ces arrangements le barreau n'est fixé qu'à l'une de ses extrémités, l'autre bout repose seulement sur un support, ce qui laisse

le barreau libre de céder à tout] effet de dilatation ou de contraction. Le support sur lequel le barreau est fixé, contient deux canaux F et G, qui communiquent avec les canaux des barreaux. L'eau d'alimentation est pompée dans le canal F et part dans celui G, pour aller dans les chaudières, après [avoir été ainsi très-éebauffée. Les joints entre les barreaux et le support sont faits au moyen d'une garniture convenable. M. Ellis prétend que cette installation de barres l'orme non-seulement un mode de chauffage efficace pour l'eau d'alimentation, et qu'elle ajoute une certaine quantité à la surface de chauffe de la

chaudière, mais encore qu'à cause de l'état relativement froid des barreaux, les crasses y adhèrent moins, et conséquemment que le service des fourneaux est plus facile. L'action de la pompe assure une bonne circulation de l'eau dans les barreaux, et le système de construction que l'on a suivi permet de changer rapidement un harreau si cela est nécessaire. Les informations que nous avons prises sur l'emploi de ces barreaux en pratique leur paraissent favorables.

Le Propriétaire-Gérant : G. TissAXDiEn.

tahis, — mp. sinon HKOJ et cohp., bdb o'surcBTH, 1.

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