L'AZOTE ATMOSPHÉRIQUE
ET l,A VÉGÉTÂT 10.:?.
Notre collaborateur, J[. P. -P. Rehrraîn, vient d'adresser à l'Académie des sciences un Mémoire important, où il indique la solution d'une qne-iion à l'étude depuis de longues années.
lue foret régulièrement exploitée perd annuellement, à chacune des coupes qu'elle subit, une certaine quantité d'azol.0 combiné, et. bien qu'on ne se préoccupe nullement de, restituer au sol les matières contenues dans le bois exporté, on ne remarque pas que la fécondité du sol forestier ait baissé. Les prairies liantes, qui ne reçoivent comme fumure, que les déjections des animaux qui v séjournent tout l'été, conservent indéfiniment leur fertilité, et cependant les animaux qui retournent à la plaine ont prélevé, pour augmenter leur poids, pour fabriquer leur laine ou leur lait, nue quantité notable de l'azote qui existait dans le sol qui les a nourris. La ferre soumise à un assolement régulier aban loruie aux récoltes plus d'azote que n'en contient la fumure; les prairies soumises, dans le Midi, à une irrigation ménagère fournissent une récolte de foin qui renferme plus d'a/otc qu'il n'en existe dans le fumier et dans l'eau d'irrigation qu'elles ont reçue.
[j 'azote est un corps simple, qui ne saurait être créé ; il faut donc que le grand réservoir atmosphérique ait été la source inépuisable où la végétation puise l'excès d'azote qu'elle présente sur celui qu'elle reçoit directement sous forme d'engrais.
On avait pensé d'abord que les plantes sont capables de prendre directement l'azote atmosphérique et de l'employer à la formation des principes albuminoïdes qu'elles élaborent ; M. G. Ville, professeur au Muséum d'histoire naturelle, qui le premier avait soutenu celle idée, n'a pas réussi à la faire adopter ; tous les essais entrepris en Erance et en
Angleterre, pour vérifier ses assertions, ont complètement échoué, et le mécanisme de l'intervention évidente de l'azote atmosphérique dans la végétation était incmiiu avant les recherches de M. Dehéraiu,
Notre collaborateur a reconnu que les matières végétales, en se décomposant, émettent de l'hydrogène susceptible de s'unir à l'azote pour l'urmerde l'ammoniaque ; cette ammoniaque se combine à la matière végétale elle-même, pour donner ces produits carboa/otés qui existent en quantités notables dans la terre arable, puisqu'on trouve dans une terre bien cultivée 2 ''■' à l 2 er 5 d'azote combiné par kilogr. de terre.
Pour ipie cette fixation d'azote se produise, il faut que l'hydrogène se dégage dans une atmosphère pauvre en oxygène, comme l'est la terre arable dans laquelle abondent les débris organiques ; ceux-ci, eu se brùlaiiL lentement, s'emparent de l'oxvgène pour former de l'acide carbonique ; l'hydrogène en se dégageant de ces matières org'auiqiicsreucotitre seulement de l'azote, et forme de l'ammoniaque, tandis qu'il produirait de l'eau s'il se dégageait dans une atmosphère oxygénée.
(l'est donc dans le sol qu'a lieu la fixation de l'azote atmosphérique, et. l'abondance des débris végétaux, de l'humus, est favorable à cette fixation.
La combinaison se produira d'autant plus aisément que l'accès de l'oxygène sera plus difficile; elle se fera surtout dans la forêt ou la prairie, dont le sol, constamment enrichi par les détritus végétaux, n'est pas retourné par le soc de la charrue '.
LARm mTSCIYORUÏÏ
La fécondation constitue pour les plantes l'un des actes les plus importants de leur existence; aussi la nature a-t-elle dû faire concourir à cetfo fonction les moyens les plus nombreux et les plus variés.
Au nombre des plantes qui présentent à l'époque de leur floraison les procédés les plus singuliers pour assurer la fécondation, nous placerons l'arum muscivorum.
Cette plante, qui appartient à la famille des aroïdées, croit dans les lieux ombragés; ses Heurs unisexuées sont portées sur un seul pédoncule ou spadice : les fleurs mâles sont placées à la partie supérieure et les fleurs femelles au-dessous ; le tout est entouré d'une large feuille engainante, enroulée eu cornet qui porle le nom de spalhe, et dont l'intérieur est garni de longs poils plongeant vers le fond du cornet. Il est facile de comprendre que le vent et les insectes n'ayant aucune prise sur les fleurs à cause de cet appareil protecteur, il n'y aurait aucun motif pour q un le pollen se répandit sur les fleurs femelles au moment de la floraison. Mais la nature prévoyante a
1 Comptes rendus. — Séance du 9 juin 1873, p. 13SJ0.
donné à l'arum une odeur épouvantable de viande morte, de suif, de lelle manière que les mouches, attirées par eette odeur trompeuse, s'approchent de lu plante, s'y posent comme sur de la chair eu putréfaction, pénètrent dans la spathe et y sont retenues par les poils.
Kii allant et venant sur le spadice pour s'en échapper, elles transportent le pollen de la partie supérieure à la partie inférieure, et la fécondation étant ainsi effectuée, le fruit et la graine lie tardent pas ù se développer.
AsUSSMlSfitL.
Aluni am-ejvur ;irn.
i. hlilividu coaiplcU. — 2. Di'a.iil du pistil.
L'arum muscivorum présente en outre un phénomène curieux ; au moment de la fécotuLitiou, le spadice s'échauffe d'une manière très-sensible; ce même caractère se retrouve dans deux plantes analogues, l'arum italicum et. l'arum maculatum. Ces deux plantes, ainsi que quelques espèces voisines, sont très-dangereuses; elles contiennent un principe; acre, brûlant, peu ou mal étudié jusqu'ici, mais qui a la singulière propriété de disparaître par la torréfaction.
CHRONIQUE
Bouée de sauvetage lumineuse. — M. lûtliailiol Holmes a inventé un fanal qui prend feu instantanément et brûle pendant i."> minutes , par le seul fait de couper la pointe supérieure et de jeter l'appareil à la mer. Ce fanal se compose d'une furie Imite cylindrique en élain, de 1 millimètres de diamètre, et de 10 centimètres de hauteur. A 1 un des fonds s'élève un cône dont la pointe est percée, mais hermétiquement close, avocune coiffe en métal mou. le cylindre est traversé dans son aie par un tube métallique percé de trous. C'est dans la partie vide qui en-
toure le tube à l'intérieur, que l'on place de la chaux chauffée dans un creuset avec une certaine quantité de phosphore. Le phosphure de calcium formé, mis an contact de l'eau, s'embrase et projette une belle flamme bleue au dehors.
Si un homme tombe à la mer par une nuit obscure, on jette cet appareil aussitôt l'accident. L'homme se dirige vers ce fanal, point commun du ralliement avec l'embarcation envoyée à son secours, qui, guidée ainsi, ne s'égare pus en recherches infructueuses.
l.a valeur d'une jiuiiimc de terre. — N . Tynilall, l'illustre savant populaire de l'Angleterre, a le don, comme autrefois Arago. de frapper l'esprit de ses auditeurs par des faits saisissants, Pour donner une idée de la reproduction des espèces végétales , il suppose qu'il n'existe plus qu'une seule pomme de terre. A elle seule, elle va suffire à repeupler le monde do ce précieux aliment nutritif. Ou'une fois plantée, elle reproduise dix pommes de terre, et qu'il en soit de même pour celles-ci, en dix ans on aura dix mille millons de pommes Je terre, qui ensemenceront la terre enfère. La valeur réelle de celte simple pomme de terre, ajoute M. Tyudall, serait telle qu'il vaudrait mieux, pour l'humanité, voir détruite la ville de Londres que de perdre ce tubercule.
Direction naturelle des aérostat**. — M. liaiiclle a exécuté avec le Jutcs-Faure une seconde ascension le. 2 juin dernier. Il est parti, comme la dernière fois, de l'Kcolo des cadets. Il était accompagné par plusieurs voyageurs, au nombre desquels le délégué de l'Observatoire de l'alloua.
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Cet habile aëronimtc a cherché, comme dans sa première ascension, à profiter de l'alternance des courants aériens, et il est parvenu, en montant et en descendant successivement, à rester, pendant quatre heures, en vue de Saitit-l'éfersbnurg. Les innombrables spectateurs qui suivaient les évolutions du Jules-Favve croyaient pour la plupart qu'ils assistaient à des expériences de direction aérienne.
LA NATLIIK.
51. Ilutielle availà sa disposition trois courants superposés: deux d'entre eus le [ :un; union.!, vers la terre, taillis que le troisième l'entrainait vers la Ilaltique (citye/ la ligure), lu choix judicieux, fait il'iijuùs les principesque îmuFiivoiis excusés dans les Yoijuijes aériens et essaye à plusieurs reprises de meltt'e à profit dans des circonstances moins favorables, avait produit ce miracle. Quelquefois les surfaces qui terminent ces couches d'air s t *.i 1 1. assez sensiblement régulières pour jii'cduire de tres-curieux E'H'uts de mirage, comme cola est arrivé dans l'ascension de 51. Gaston Tissanilier audessus de la mer du Nord, où il avait à sa disposition, comme M. Bunelle, les courants superposés 51. Y 0. (une* la ligure ci-eoiitre). lies évolutions aéroslaliques, scientifiquement exécutées, peuvent produire des plus heureux résultats dans un prochain avenir. \Y . or: E.
Oc l'utilité des oiscuiix. — lu grand nombre d'agrieullcurs reconnaissent aujourd'hui l'utilité de. protéger les oiseaux, Cepeiidan!, dans nos campagnes, par un préjugé fatal, on est encore souvent sans pitié pour i es petits êtres qui, loin de mure aux cultures, les garantissent C,<: l'invasion des insectes nuisibles.
Lu roupie de moineaux, avant des petits à nuiirrir, déliuitô,ôO0 chenilles par .semaine, 40 ]i;ii' heure environ, sans compter les papillons al les vers. Les rciuçies-gnrges, rossignols fout la guerre à d'iunoiubrafiles quantités de venin, seaux et de moucherons.
lin consciencieux observateur, 5!. fsnxton, raconte qu'en Fen.svlvanin les paysans protègent les roitelets. Ils les i M'aient à s'établir près de leurs habitations, en lisant une Imite, en bois à une perche, où ces oiseaux ne manquent pas do s'abriter. On a compté le nombre de voyages exécutés par deux roitelets ainsi installés (liez leurs botes. Chacun d'eux exécutait eu moyenne ÔO voyages par heure; le minimum était do .40, le maximum de biJ — Duos l'espaced'une heure, l'un et l'autre, étaient revenus 71 fois avec un insecte il leur bec. D'après eesohsorvations, chaque oiseau aurait détruit environ 4,0t!0 insectes par semaine. Le mésanges, les fauvettes, les rossignols, les pics et bbei d'autres oiseaux sont les prnli rieurs de uns cultures. e<e regardons pas à leur sacrifier quelques cerises ou quelques framboises ; nous ne faisons ainsi quelciir accorder la juste rémunération de leur besogne.
Les plus pcliis des cnnuîlla(;rs. — Ce sont probablement les cocobthes, espèce, du foraniiuifùres, formés par mi noyau et une enveloppe île manière à offrir une forme plus ou moins analogue à celle de la nuis de coco dont ils portent Je nom.
Leur diamètre varie de 1 millimètre à -4 millièmes de millimètre.
On vient d'en trouver un grand nombre dans les son dages que h Trient?, navire de la marine autrichienne, a exécutés, sur les côtes de la Dnlnialie, dans le fond de la mer Adriatique. Ces êtres rudinientaircs sont répartis en quantités véritablement prodigieuses, et ils vivaient dans les âges antérieurs comme au notre. L'n géologue allemand, ayant eu l'idée de faire le dénombrement des multitudes qui se trouvaient dans des marnes, en a compté jusqu'à . 7 >liO milliards par mètre cube.
Les ctës cxtrmirtluiaîres doimi* cent mis. —
Le 14 août 1773, le thermomètre de l'Observatoire royal s'est élevé à 59°,4. C'est un chiffre qu'il n'a plus jamais atteint. Le chîlfre de 58° n'a lui-même élé obtenu que deux fois, en 1782 et en 171)5. Depuis celle époque, le maximum n'a jamais dépassé 5fi°,7. Le ebilfre de 50° a été atteint sept fois seulement depuis lors : le S août 1802 et le
5! juillet 1803, le 1b juillet 1808, le lï) juillet 1823 et le 1"' août 182.0, le 18 août 184-2 et le 4 août 1857. li est i r'eiiuu quer que deux fois ces maximums exceptionnels ont été consécutifs, circonstance qui n'est point exceptionnelle. — Amsi h: maximum absolu le plus élevé connu ('i(P) a été obtenu eu 1703, situé dans une série d'années où les iiiavimeins ontoté Irès-élevés. Le therniouièti'e. de. 1 Ohservaloire. rovil inarquait 50°, h: I!) août 1705', 57", 3, le -22 juin JÏOi ; 4(1°, le 2b août 1703, et 37°, S, à plusieurs repris' s dans le cours de juillet 1700. Ile même, la température 50°, 4 du 11 août 1775 était précédée, par celle de fîii". X du 21 juin 1772; d'autre part, les 08°, 7 du 10 juillet 1782 ont été suivis par les 50" du 1 1 juillet 1785.11 esl. digne de remarque que ta niovenue des maximums (l'été, qui dépassait 3.V an milieu du siècle, dernier, n'atteint pas actuellement 05". Un aussi grand phénomène a des causes qu'il ne doit pas être impossible de saisir et de définir.
S. es ^raiibr*! île peuplier ii l B ;ii'î*. — Depuis quelque, temps on a pu remarquer un grand nombre île. gi'aims, répandues particulièrement sur les bords de la Seine, et en quantité assez abondante pour frapper l'at ■ tentinn des personnes les moins habituées à observer les phénomènes naturels. Ces graines, soutenues par deslilaments très-légers, sont produites parles peupliers tant île Paris que des environs, qui, cette aimée, paraissent avoir élé d'imeféoondiié pro ligueuse.
Il est impossible île noter ce l'ait sans rappeler les Ira vaux de Pal'as, le célèbre naturaliste russe, sur les moyens d'utiliser ces longs et soyeux filaments aux mêmes usages que ceux de la graine ilij cotonnier. Peut-être, a-l-oil trop négligé une essence si commune dans notre l'rance. agricole, et qui vient de donner sous nos yeux nue prouve saillante de sa puissance. Est-ce que le proverbe: .Nul est piophèle dans son pavs, s'appliquerait également aux plantes? llatis l'état actuel de l'industrie, les lilameitls de. la graine du peuplier ne servent qu'aux petits oiseaux pour rembourrer leurs unis. Eux seuls onttrouvé moyen de profiter d'un duvet si mollet et si doux. IN'e serait-il pas sage de profiter de leur exemple?
I.r grand central :is*i;ttt<iuc. — 51. V. de Lesseps vient île lancer une, idée dont la réalisation serai! encore plus grandiose que celle du canal de Suez. 11 propose au gouvernement russe de construire un chemin de 1er entre l'Oural et Pliulus, afin de réunir, par un raihvay sans soin lion de cotili nui té, l'empire russe. aux possessions anglaises de l'iiulouslaii, et par conséquent l'Europe à l'Asie, Calais îi Calcutta. De Calais à Orenbourg, la distance est de 4,130 vei'stes ; de Orenbourg à Peebawer, on en compte 5,505 ; de Peeliawerà Calcutta, 5,220; en tout, 11,135 verstes ou 1 1,000 kilomètres. La première et la dernière de ces trois sections sont parcourues par les locomotives; il ne /este plus que la seconde à exécuter, ce serait le grand centrai asiatique.
Nous ne pouvons nous occuper ici des obstacles qu oppose à l'exécution d'un tel projet la situation anarchique tle l'Asie renli aie, ni des facilités qu'il donnerait à l'expansion dos idées civilisatrices dans celte région du globe. A ne le considérer qu'au point de vue technique, on doit avouer que les difficultés sont immenses. Entre Orenbourg et 8aiiiaioaude s'étendent ite vastes déserts stériles, sillonnés par quelques cours d'eau. I!e ïninarcaiide à Pcchavier, on truversol'Arghanislan, pavs de liantes montagnes. Il n'y a, dans ces contrées, ni industrie, ni commerce, en un mot, il n'j a rien de ce qui féconde un chemin de fer.
Mais il faul bien. SC dire d'autre part que le Grand ccu-
LA NATl'RK.
Irai asiatique ne: suraiL pas plus long et ne prcsenleriiil pas probablement ph^ de dilïiouhés do construction qui.', lo chemin de fer du Pacifique que les Américains des Elals- Lnis ont achevé depuis plusieurs années. ha Lloukhario et l'Afghanistan étaient encore, il v a cinquante ans, [1rs roviiumes inconnus; à peine quelques vnvugeurs v nvaielllils pénétré au péril de leur vie. Lorsqu'on se rend compte de< progrès rapides que les puissances européennes ont faits eu Asie depuis le commencement du siècle, on' est forcé de reconnaître que le nouveau projet de M. de hesseps est seulement un peu prématuré.
L I v BORIS SI A
V 11 F G A T K C U IRAS S i. K A 1. 1. F. M A N 1) V. .
L'amirauté a lleman Je vieil td'ei il reprendre, la cihisLi notion rie trois bâtiments cuirassés : le Grosaer Kurjïïsl, In Fr'ieilrich der Grosscr elle Borussia, d'un tvpc semblable au ,l/onarck anglais, Les deux premiers seront construits dans les arsenaux de V^ ilhenishaven et de Kiel ; lo dernier sera livré par la compagnie Vulcam, dont les chantiers de. construction sont à liredow pris Stettin.
Ce, truùre devant avoir un tonnage cinq fuis plus considérable ijue ceux construits jusqu'à présent pur la mène compagnie, les direi Leurs ont été obligés d'augmenter leur outillage et leurs moyens d'exécution dans une grande proportion. Le pou de profondeur de l'Oder empêchera la mise en place de la cuirasse, elle nu sera élablie en partie qu'à Stettin, où l'on peut faire flotter des navires d'un tirant d'eau de 4'"', ht).
L'aelièveinent de la mirasse se fera à Kie.lpar les sinus de l'arsenal ; la compagnie Vulcain aura donc à fournir : Li coque du navire, les deux tourelles, l'aménagement intérieur, 1rs chambres, les installations diverses pour l'équipage, les magasins, la mise eu place du teck, etc., aiu>i que la mâture en 1er et les machines.
Les dessins pour la cousit uttiou de ce navire ont été préparés par l'amirauté impériale a Berlin. Le llorussia est un navire à tourelles qui aura 0-i niélres de longueur eii'.i'o perpendiculaires, U7 moires do longueur extrême, lu™, 30 de largeur et III™, (il do creux depuis le pont supérieur jusqu'à la quille. Le déplacement du navire complètement armé sera de ii718 tonnes. Le tirant d'eau moyen du navire eu charge sera de T™,21.
Lu réduit central cuirassé est surmonté par deux tourelles dont la hauteur au-dessus du pion L supérieur est de , 1™ ,88 ; ce réduit casemate est séparé de l'avant et de barrière du navire par deux cloisons transversales dont les plaques ont 13 centimètres d'épaisseur. L'avant et l'arriére ne sont cuirassés que jusqu'à la flottaison: la partie la plus forte des plaques a 2o centimètres d'épaisseur, elle se réduit à '12 centimètres à la partie extrême, il l'VJO au-dessous de la flottaison. Le renfort en teck a S! 7 centimètres, la tôle intérieure 1 G millimètres, et celle destinée aux parties en dehors du réduit a !) millimètres d'épaisseur.
Les deux tourelles dont les sabords seront à l ra ,(10 audessus de la ligne de flottaison en charge, ont un diamètre de 8"\15 ; chacune d'elles sera année de deux canons de 2-.i cenlinièires du dernier modèle, et sera manœuvrée soit pur une petite machine à vapeur h haute pression à 2 cylindres d'un diamètre do 21 h millimètres, avec une course égale au diamètre, suit à la main. Les plaques ont 215 millimètres d'épaisseur, celles qui portent les sabords
ont 211 < "ciiliiiitlrcs ; elles seuil renforcées par 21 conliniélres de teck.
liens canons de 17 centimètres sont placés, l'un sur l'avant du navire, l'autre sur une plate forme qui sera ('levée par-dessus les tourelles. La cheminée est placée entre les deux tourelles et se trouve ainsi protégée contre les feux de reune.mi venant de bavant ou de l'arriére ; les murailles du réduit les mettent à l'abri dos feux du Irai ers. La partie centrale de la batterie aii-de.--sous du pont supérieur occupe une longueur de ti7 : ",(i[), outre les cloisons blindées. Dans cet espace se trouvent les hases des tourelles, leurs machines, la cheminée et sou enveloppe, une roue de combat, les portes donnent accès aux soutes à munitions; ces dernier, s sont placées dans la partie la plus basse du navire.
Les chambres pour le capitaine, les officiers et les élèves, les dillérentes tables, la salle do bain, les bouteilles, sont situées sur l'arrière du induit; la p.ulie ina.nl du navire sert au logement de l'équipage, à la niauoiuvre dos ancres, des cabestans, etc.
La plus glande partie de l'espace au-dessous du réduit est occupée par lu machine, les chaudières et les soutes il charbon: L s clorons des soutes sont étanehes ainsi que les poites qui y donnent accès. Les soutes à poudre cl û obus sont entièrement entourées par les soutes à charbon, elles sont divisées par des cloisons ébauches doul l'intérieur cstgaruî de teek ; elh s peuvent au besoin être novées sans que les munitions soient avariées.
Les instructions générales stipulent que les matières employées pour la construction doivent être du la meilleure qualité; la résistance du navire scia considérable relativement au faible- poids do la coque. Selon le désir exprimé par le gouvernement allemand, tout le 1er nécessaire à la eonstiuction de ces navires sera fourni par l'industrie nationale. Le navire sera coiiilruil à double fond avec, des c. Unies étanches. La quille se compose de deux feuilles de Iule horizontales reliées entre elles par une troisième feuille verticale de ■l m ,l" de hauteur, à l'aide de furies eoeiiièrcs.
Dans le sens longitudinal, le. navire porte quatre < niiipartiiuoms étaiiches, deux de chaque bord. I.e. premier a une largeur de 'J0 centimètres environ; la eleison du second compartiment laisse un espace d'environ i™,nO puur la surveillance des di\crscs parties du navire pendant un conduit.
Transversalement, onze cloisons divisent le navire en douze tranches éliiuches; un tuyau principal de SU centimètres de diamètre, avec, des embranchements communiquaul avec charpie tranche, vient déboucher sous une pompe spéciale du sjslèmo Dnvvnton; quatre autres pompes manoeuvrables à la main sont placées à des endroits divers dans La batterie, elles sont destinées à épuiser l'eau d'un ou de plusieurs compartiments, l.n distillateur r\oriinuiby est placé dans la chambre des machines, une chaudière spéciale est afleetée ;i sou usage.
En outre des deux roues pour la manœuvre de la barre, un appareil hydraulique du système Englefiold est appliqué peur le même effet. Deux cabestans servent pour les ancre.?, celui de l'arrière se meut à la main ; celui de l'avant est mû par une machine à vapeur. Le navire a une, inâlure complète de frégate; les mais sont disposés de manière à pouvoir servir de ventilateurs. La machine est à trois cylindres; l'appareil évaporaloiic se compose de six chaudières placées loiigiluilinalemeiit par groupe de (fois de chaque bord ; chacune d'elles a cinq foyers.