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LES CARTES DU DEPOT DE LA GUERRE

tement figurés de la même manière. Les hachures de même direction et de même intensité ne se distinguent donc en aucune laçon, et l'œil ne serait capable de distinguer ni l'opposition des pentes, ni leur direction. Il s'ensuit que dans ces cas extrêmes, le résultat de ee système sera la confusion et par suite l'impossibilité de saisir le relief. On peut s'assurer, an reste, que cette prévision est justifiée, en parcourant quelques-unes des cartes de l'Étatmajor, prises au hasard. Nous savons bien, que dans Les cartes géographiques ou typographiques, si la nature, les choses ne se présentent point avec les

oppositions tranchées des exemples que nous avons choisis, mais ia confusion n'en existera pas moins énorme, dans toutes cartes représentant un terrain

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longtemps discréditées chez nous, commencent à se populariser d'une façon manifeste. Parmi celles-ci, il en est une particulièrement dont l'usage devient chaque jour plus général. Nous voulons parler de la carte topogruphique de la France au ■ MM l linr dite de Flitat-inajor et que publie ie dépôt de la guerre, ha faveur du public à son égard s'explique aisément et par les qualités du travail et par l'intérêt de son objet.

Cotte carte présente cependant un grave delh.nl. dont ont, été frappées, comme nous, des personnes d'une grande compétence et qu'il nous a semblé bon de signaler, en ce moment surtout, où nous savons qu'il se fait au dépôt de la guerre des essais relatifs anv travaux graphiques que nécessite l'exécution des cartes.

Pour bien faire saisir ie défaut dont il est ici que>lion, nous devons rappeler, un quelques mois, quel est le mode choisi au dépôt de la guerre pour représenter le relief du terrain.

Le terrain est d'abord supposé coupé par des plans horizontaux équidistants, et ce sont les projections de ces interscelions qui servent an tracé des ligues iigurant le relief. A cet effet, ou couvre les intervalles de deux courbes consécutives, de hachures dirigées dans le sens des pentes et dont les écartements elles épaisseurs soient combinés de manière à produire Feifel de. teintes graduées suivant la rapidité de ces pentes.

Tel est en substance, lo mode de représentation des pentes, admis au dépôt de la guerre, et lequel est, comme on le voit, basé sur l'hypothèse- de la lumière zénithale, c'est-à-dire frappant le terrain suivant une direction perpendiculaire au plan do projection.

Ce système paraît déprime abord, on doit le reconnaître, très-logique et très-seienliliqne , aussi bien que d'une exécution commode; mais nous allons voir que ces avantages sont largement compensés par un défaut inhérent au système, et qui eût dû, pour cette raison, le faire rejeter absolument.

Dans ce mode de représentation du relief du sol, deux pentes semblables du terrain, courant directement l'une vers l'autre, comme seraient par oxcmnle deux talus opposés et de même inclinaison d'un parapet ou d'un fossé finissant en biseau, seront exac-

1 Vuy. liulletiti de lu Sorivtè chlinii/uc Je Paris, t, îi» 1 (5 juillet 1N73).

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